100 millions de morts dans le monde d'ici à 2030 !

Publié le par nongazdeschisteinfos

Réchauffement climatique : 3,2% de PIB en moins et 100 millions de morts dans le monde d'ici à 2030

 

Un rapport alarmant, publié mardi par l'organisation humanitaire DARA et commandé par 20 gouvernements tente à nouveau d'alerter sur les risques que représente le changement climatique. Selon ce rapport, 100 millions de vies humaines et 3,2% du PIB mondial seraient en jeu entre maintenant et 2030 si rien n'est fait. Alors que la température moyenne augmente sous l'effet des gaz à effet de serre, les effets sur la planète, comme la fonte des glaces aux pôles ou la levée du niveau de la mer, devrait faire peser une menace en croissance constante sur les populations et sur l'économie, selon un rapport sur l'impact humain et économique du changement climatique dans 184 pays. Il est résultat d'une commande du Climate Vulnerable Forum (CVF), qui regroupe 20 pays menacés par les changements climatiques.DARA-REPORT.jpg100 millions de vies menacées d'ici à la fin de la prochaine décennie : Selon l'organisation humanitaire DARA, la pollution de l'air, la famine et les maladies qui résultent du changement climatique sont responsables chaque année plus de 5 millions de décès. Et, selon DARA, ce chiffre devrait atteindre les 6 millions de morts si rien de change dans nos pratiques polluantes. Plus de 90% de ces décès devraient arriver dans les pays en voie de développement d'après le rapport. "La combinaison changement climatique et pollution au carbone devrait retirer la vie à plus de 100 millions de personnes d'ici à la fin de la prochaine décennie" alerte le rapport.

Des conséquences économiques non négligeables

D'après l'organisation, le changement climatique aurait coûté 1,6% de produit intérieur brut en moins par an à la planète, et pourrait lui coûter le double d'ici à 2030. Et, elle estime que la transition vers une économie à faible rejet en carbone coûterait 0,5% du PIB mondial en dix ans.

Les pays en développement sont menacés...

Ce sont les pays les plus pauvres qui sont les plus menacés par l'accroissement des risques d'innondations et de pénurie d'eau potable. En moyenne selon le rapport, les pays en voie de développement pourraient voir leur PIB amputé de 11% d'ici à 2030 en raison des changements climatiques. Cela s'expliquerait par le coût que représenterait pour l'agriculture ces changements. "Un degrès celsius de température moyenne en en plus équivaut à une chute de 10% de la productivité agricole. Pour nous, cela signifie 4 millions de tonnes de céréales en moins, soit 2,5  milliards de dollars. C'est 2% de notre PIB" a expliqué le Premier ministre du Bengladesh, Sheikh Hasina en réponse à la publication de ce rapport avant d'ajouter que "en comptant les dommages aux biens et les autres pertes, nous sommes face à une perte de 3 à 4% de notre PIB."

... mais les pays riches et émergents aussi

Mais les pays en voie de développement ne sont pas les seuls concernés par les risques liés au changement de climat. Selon DARA, les Etats-Unis et la Chine pourraient perdre 2,1% de leur PIB respectifs tandis que la hausse des températures pourrait coûter 5% de son PIb à l'Inde. Copyright Reuters

Romain Renier | 27/09/2012, 09:26 - 442 mots

 http://daraint.org/

http://www.mofa.gov.bd/index.php?option=com_content&view=article&id=177&Itemid=138

 http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20120927trib000721581/rechauffement-climatique-32-de-pib-en-moins-et-100-millions-de-morts-dans-le-monde-d-ici-a-2030.html


Jean-Paul Jaud: «L'humanité est en sursis» : INTERVIEW du réalisateur engagé qui sort un nouveau film, «Tous cobayes», où il alerte sur les dangers du nucléaire et des OGM...

JPJAUDC’est le premier film de Jean-Paul Jaud sans le mot «enfants» dans le titre. Mais malgré cela, le réalisateur militant nous parle encore une fois des générations futures et des dangers auxquelles nous les exposons, à l’image du petit garçon de l’affiche qui se balade au milieu d’un champ d’organismes génétiquement modifiés (OGM), une centrale nucléaire en ligne de mire. Tous cobayes, le troisième film de Jean-Paul Jaud après Nos enfants nous accuseront et Severn, la voix de nos enfants, sort le 26 octobre et promet de jeter un pavé dans la mare des industriels qui mettent l’humanité en péril.

Pourquoi avoir choisi de faire un film sur les OGM et le nucléaire?

Parce que ce sont deux technologies irréversibles qui hypothèquent l’avenir des générations futures. Elles vont laisser des traces sur des milliers d’années et nous ne les maîtrisons pas. Quand il y a un accident OGM ou nucléaire, on ne sait pas l’arrêter. L’actualité m’a convaincu encore plus de la similitude de ces deux technologies: j’avais commencé à tourner sur les OGM et une semaine après, c’était Fukushima, donc c’était évident pour moi de tourner sur le nucléaire.

Pourquoi affirmez-vous qu’on ne maîtrise pas le nucléaire?

Tchernobyl et Fukushima, ils maîtrisent quoi? Démontrez-moi! Ils ont maîtrisé quatre personnes de Greenpeace qui sont rentrées sur un réacteur? Ils ont maîtrisé la tempête de Blaye où la centrale a failli exploser et Bordeaux a failli être évacué? Ils ont maîtrisé les fuites de plutonium dans la Loire quand à Saint-Laurent-des-Eaux en 1984 il y a eu un emballement dans le réacteur? Fukushima ça dégueule tous les jours dans le Pacifique, sur la terre, dans le ciel. Comment peut-on développer une technologie quand on sait qu’on ne peut pas réparer? Une explosion majeure d’un réacteur en France, c’est le quart du pays qu’il faut évacuer. Et pas pour deux ou dix ans, mais des décennies, voire des siècles. Je pense que l’humanité est en sursis, mais il ne faut pas rester les bras ballants pour autant et c’est pour ça que j’ai mis toute mon énergie à faire ce film.

Dans vos autres films, il y avait toujours beaucoup d’espoir. Y en a-t-il aussi dans celui-ci?

Oui, l’espoir c’est l’agroécologie, par exemple. Aux Nations unies, un rapport selon lequel elle pourrait nourrir neuf milliards d’humains a été légitimé et applaudi par toutes les délégations. Et on peut lutter contre le nucléaire. Nous avons tourné sur une petite île japonaise de 500 habitants où depuis trente ans Tepco veut construire une centrale nucléaire. Et bien depuis trente ans, tous les lundis, des mamies se retrouvent sur le port et manifestent avec des slogans anti-nucléaires. Aujourd’hui le projet n’a pas avancé et cette centrale ne se fera pas car le Japon va sortir du nucléaire, le peuple japonais ne veut plus et je les comprends.

Quel poids peut avoir un rapport des Nations unies ou une manifestation de mamies face à des industries puissantes?

Il n’y a pas que ça, je suis aussi allé filmer dans une ferme en agroécologie au Sénégal, au cœur de la brousse. Là, ils démontrent qu’en deux ou trois ans on peut être autonome en agriculture, il suffit de creuser un peu, de les aider à trouver de l’eau. Les Africains refusent les OGM et il faut leur donner la parole. Ce film est fait pour que tous les citoyens de la planète disent stop, on ne veut plus être cobayes.

C’était votre intention, donner envie aux gens d’agir?

Bien sûr, car ce sont eux qui ont le pouvoir. On peut encore donner notre argent à qui notre conscience nous dit de le donner: tout ce qui n’est pas respectueux des générations futures, on peut boycotter. D’autre part, il faut influencer les politiques. J’encourage les gens à réclamer au maire de leur commune de faire une cantine bio. Il faut dire aux élus: «Si vous continuez à empoisonner nos enfants avec l’alimentation et le nucléaire, au prochain coup on ne votera pas pour vous».

Qu’est-ce qui vous a le plus choqué dans ce que vous avez découvert en faisant le film ?

Fukushima, car c’est la première fois que j’allais dans une zone radioactive. L’homme, depuis toujours, a découvert des espaces, des territoires, et ce qui m’a choqué à Fukushima c’est un territoire qu’on abandonnait pour le nucléaire. Les OGM vont créer des terres invivables et des plantes qui généreront des pathologies qu’on ne connaît pas encore.

Propos recueillis par Audrey Chauvet

http://www.20minutes.fr/planete/1002328-jean-paul-jaud-l-humanite-sursis


Air Liquide : Chimera affabule (rait)  !

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(Boursier.com) -- La société Chimera Energy a menti. C'est ce qu'a annoncé Air Liquide hier soir, en référence à un communiqué du 21 septembre annonçant que l'entreprise américaine avait sélectionné le gazier pour lui fournir de l'hélium sur un projet de Pemex au Mexique. Dans cette publication, Chimera écrivait "des articles ont récemment circulé sur un durcissement temporaire du marché mondial de la fourniture d'hélium. En conséquence, la direction de Chimera Energy Corp a réagi promptement pour identifier le fournisseur du projet afin de supprimer tout impact éventuel". Faux, selon Air Liquide, qui "n'a pas de relation d'affaires ou d'affiliation avec Chimera ou sa maison-mère Charles Grob", qui ajoute que le communiqué a été diffusé sans son consentement et sans qu'elle en ait pris connaissance. Notons que Chimera a mis au point un procédé non-hydraulique d'extraction du gaz de schiste, qu'elle présente comme une alternative au procédé de fracturation [voir http://www.chimeraenergyusa.com/] [http://www.nongazdeschisteinfos.com/article-alerte-non-hydraulic-extraction-110385140.html]. L'entreprise texane n'hésite d'ailleurs, pas, dans son communiqué impliquant Air Liquide, à indiquer qu'elle prévoit de demander aux autorités françaises que sa technique d'extraction soit exclue de l'interdiction qui frappe actuellement l'exploitation du gaz de schiste. 26 Septembre, à 06h38 A.B. - ©2012 www.boursier.com 

http://www.boursier.com/actions/actualites/news/air-liquide-chimera-affabule-499609.html 

 

air-liquide_chimera.jpgEnergy Corp Chimera a sélectionné Air Liquide comme fournisseur pour projet d'extraction à venir non-hydraulique
HOUSTON, TX - (Marketwire) - 21/09/12 - Chimera Energy Corp (OTCBB: CHMR) a divulgué aujourd'hui que la  société a choisi Air Liquide comme fournisseur d'hélium pour une utilisation dans sa méthode de « non-hydraulique fracturation » sur le puits Pemex dans le bassin du Chicontepic au Mexique. Des articles ont circulé récemment rapportant un resserrement temporaire de l'approvisionnement mondial de l'hélium. En tant que tel, Chimera Energy Corp gestion a agi rapidement pour identifier le fournisseur pour le projet afin d'éliminer tout impact potentiel.
Air Liquide est une société cotée en bourse qui est basée à Paris et cotée sur le marché boursier en France. Energy Corp Chimera agit ainsi pour demander que le gouvernement français d’envisager la fin de l'interdiction de l’exploitation des gaz de schiste en cours [par  la méthode de la fracturation hydraulique : loi n° 2011-835 du 13 juillet Chimera Energy Corp a révélé une méthode d’extraction ne faisant pas appel à la fracturationhydraulique. « Zero Water Fracking » est une technologie sans précédent conçu pour remplacer de façon sûre et économique la fracturation hydraulique  sans impacts négatifs sur l'environnement. Le nouveau procédé n'utilise pas d'eau et aussi n'utilise pas de rayons, pas de la vapeur, ni de gel,mais de l’hélium.Media

Contact: Charles Grob Chimera Energy Corp 832-390-2334 |Source: Chimera Energy Corporation

http://www.chimeraenergyusa.com/non-hydraulic-extraction.html

http://www.equities.com/news/headline-story?dt=2012-09-21&val=507291&cat=hcare

Statement regarding Chimera Energy Corp.

09/25/2012 -  http://www.us.airliquide.com/

On Friday, September 21st, a press release was issued by Chimera Energy Corp. (CHMR) stating that Air Liquide has been selected as its supplier for an upcoming project in Mexico. Air Liquide has no business relationship or affiliation with Chimera or its principal, Charles Grob. Chimera’s press release was issued without the knowledge or consent of Air Liquid. CONTACT : Us Corporate Communications /Michael ROSEN/+ 1 713 624 8594

http://www.us.airliquide.com/file/otherelement/pj/ac/63/a2/e6/air%20liquide_9-25%20statement%20regarding%20chimera%20energy%20corp8037824612629878165.pdf


La France enterre le schiste avant même un débat de fond 

PARIS (Reuters) - L'épineuse question des gaz de schiste ne sera réglée que si la France s'autorise une réflexion de fond sur l'intérêt de cet hydrocarbure qui a bouleversé la donne économique aux Etats-Unis, mais le gouvernement se retranche derrière l'interdiction d'une technique d'extraction pour s'y refuser. A l'heure où la France s'engage dans une révolution énergétique censée marquer la fin du tout nucléaire, l'opportunité d'exploiter ou non cette énergie devrait être appréhendée de manière stratégique et globale, s'accordent à dire partisans et opposants de cette ressource.  Environ 11 millions de foyers français se chauffent ou cuisinent au gaz, dont le prix, indexé sur le cours du pétrole, a bondi de 30% ces dernières années quand, sur la même période, la production de gaz de schiste divisait par quatre les prix aux Etats-Unis, dopant la compétitivité de l'économie américaine.

Jean-Marie-Chevalier_7649.jpegMais la France, où les polémiques se concentrent sur l'impact environnemental de la fracturation hydraulique, ne sait toujours pas si ses réserves sont importantes, exploitables ou rentables, soulignent industriels et économistes.  "On est dans l'irrationnel total", estime l'économiste spécialiste de l'énergie Jean-Marie Chevalier, soulignant que la droite comme la gauche s'abritent derrière la même posture : interdire la seule technique existante.  "Avant de dire oui ou non aux gaz de schiste il importe de savoir si on en a, quelle quantité, à quel coût et à quelle condition on peut les produire", ajoute-t-il.  Auteur de plusieurs ouvrages sur l'avenir énergétique de la France, il rappelle que même présent en grande quantité, le gaz français pourrait s'avérer inexploitable en raison notamment de ses propriétés ou de la roche dans laquelle il est emprisonné. a seule estimation existante provient de l'Office américain d'information (EIA), qui a réalisé une étude théorique sur les ressources de l'Europe. Selon cet organisme, la France disposerait de quelque 5.000 milliards de mètres cubes de gaz de schiste, soit 90 ans de sa consommation actuelle.

CINQ MILLIARDS D'EUROS D'ÉCONOMIES

Mais en Pologne, au premier rang des réserves européennes devant la France selon l'EIA, l'estimation des ressources a été divisée par cinq depuis le lancement de l'exploration. "Il y a des ressources mais, excepté en Pologne, les recherches dans les pays européens n'ont pas commencé", estime Fatih Birol, économiste en chef de l'Agence internationale de l'énergie, basée à Paris.  "Pourtant, au regard de la compétitivité européenne, sacrifier les gaz de schiste serait un luxe", explique-t-il. "Vouloir réduire la part du nucléaire, les émissions de CO2, bloquer les budgets et en même temps redynamiser l'économie ne sont pas compatibles", ajoute-t-il.  Selon un rapport des services des ministères de l'Economie et de l'Ecologie publié pendant la campagne présidentielle, l'exploitation des gaz de schiste pourrait permettre à la France d'alléger de 5 milliards d'euros sa balance commerciale.  En 2011, la facture énergétique de la France, qui doit importer l'essentiel du pétrole et du gaz qu'elle consomme, a atteint un sommet historique à 61,4 milliards d'euros, en hausse d'un tiers par rapport à l'année précédente.  Le gaz représentait 30% de la consommation finale d'énergie en 2011, dont plus de 22% pour la seule industrie, qui bénéficierait elle aussi d'un allègement des coûts.  "Du point de vue de la balance commerciale, si ce gaz français n'est pas très cher, il pourrait remplacer avantageusement du gaz algérien, norvégien ou russe", estime Jean-Marie Chevalier.  Il souligne cependant que GDF Suez est aujourd'hui lié sur des contrats d'achat de long terme qui ne peuvent être résiliés du jour au lendemain.  "En revanche, ce serait un argument important pour négocier les prix", ajoute l'économiste.  Face à l'inflation des prix du gaz, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a demandé à GDF Suez de renégocier ses contrats de long terme afin d'alléger la facture.  Mais, loin devant les ménages, l'industrie consomme environ 75% du gaz en France. Selon Patrick Artus, le désavantage compétitif de l'Europe par rapport à l'industrie américaine va atteindre 125 milliards de dollars dès 2012.  "C'est absolument monstrueux comme handicap de compétitivité, en particulier pour toutes les industries très consommatrices d'énergie, la chimie, l'aluminium, etc.", a dit lundi lors d'un colloque le directeur de la recherche et des études de Natixis.

ÉNERGIE DU PASSÉ ?

Au-delà du risque environnemental, de nombreux opposants au gaz de schiste estiment qu'un débat en amont serait l'occasion d'entériner que le recours à un nouvel hydrocarbure aurait pour effet de reculer le passage vers une économie décarbonée.  "La transition énergétique ne peut être une fuite en avant vers une consommation toujours plus grande d'énergies fossiles. Le climat en serait la première victime", estimait France Nature Environnement dans un récent communiqué.  François Hollande vient justement de s'engager à faire de la France un pionnier de l'écologie en proposant de porter à 40% en 2030 puis à 60% en 2040 les objectifs européens de réduction des gaz à effet de serre, dont le CO2 et le méthane.  De plus, le maintien tel quel de la loi sur la fracturation hydraulique, votée dans la précipitation par le gouvernement précédent, démontre une absence de vision globale qui repose sur une instabilité juridique, selon un avocat spécialiste.  "Si vous placez le débat sur un point de vue strictement technique, vous évacuez celui sur l'intérêt économique et énergétique du recours à ces hydrocarbures", estime Arnaud Gossement, avocat spécialisé dans l'environnement.  "Sous entendu : si un jour il y a une technique propre, on pourrait l'autoriser, et ce alors même que la question de l'intérêt n'aurait pas été tranchée", ajoute-t-il.

non au gdsDES CENTAINES D'EMPLOIS

Après l'annonce de François Hollande, les gaz de schiste ne devraient pas figurer au programme du grand débat sur la transition énergétique, qui se donne six mois pour définir la stratégie française dans les décennies à venir.  Une demande pourtant réitérée par la plupart des syndicats, patronaux et salariés, qui avancent l'argument de l'industrialisation et de l'emploi tandis que le chômage atteint un record inégalé depuis 1999 en métropole.  Selon le rapport des ministères de l'Economie et de l'Ecologie, plusieurs centaines d'emplois directs - dans les services essentiellement - mais peu d'emplois indirects pourraient découler d'une exploitation pendant 25 ans.  "Peu d'emplois induits sont à attendre de la filière, compte tenu notamment des faibles retours en terme de taxe et de redevance en France", ajoute le rapport, qui estime, sur la base des données de l'EIA, à 200 millions d'euros le potentiel revenu annuel de l'Etat et à 30 millions celui des collectivités.  Mais le gouvernement, où siègent des ministres écologistes et d'autres, soucieux avant tout de ne pas tirer un train sur une ressource potentiellement aussi importante, est divisé.  Afin de favoriser la recherche tout en exerçant un contrôle, la loi de juillet 2011 prévoit la création d'une commission d'experts, représentant l'ensemble de la société civile. Un décret paru en mars 2012 a établi ses missions et le nombre de ses membres, qui n'ont toujours pas été nommés à ce jour.  Mais après la conférence environnementale qui s'est tenue à la mi-septembre, le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg est revenu à la charge en rappelant l'importance de ne pas renoncer à cette ressource.  "Si la recherche évolue sur cette technique, il sera bien temps d'en reparler", disait-il au Monde. Mercredi 26 septembre 2012 12h13, par Marion Douet - Avec Michel Rose et Muriel Boselli, édité par Yves Clarisse

© Thomson Reuters 2012 Tous droits réservés. http://fr.reuters.com/article/businessNews/idFRPAE88P01W20120926?sp=true


Jean-Marie Chevalier est Professeur de Sciences Economiques à l’Université Paris Dauphine où il dirige le Centre de Géopolitique de l’Energie et des Matières Premières et le DEA Economie Industrielle. Il est aussi Directeur au Cambridge Energy Research Associates (CERA, Bureau de Paris). Au cours de sa carrière, il a travaillé au service économique du groupe Elf Aquitaine et au département Energie de la Banque Mondiale.


Voici les dates et chiffres clés du procès et la liste des quatre personnes physiques et morales condamnées par le cour d'appel de Paris le 30 mars 2010 pour leur dans le naufrage du pétrolier Erika en décembre 1999 au large des côtes bretonnes.
Les dates clés :
ERIKA- 11 décembre 1999: l'Erika, un pétrolier sous pavillon de complaisance maltais, en partance de Dunkerque et à destination de Livourne (Italie), signale une avarie aux autorités françaises, avant d'affirmer que la situation est réglée.
- 12 décembre 1999: le navire fait naufrage au large de la Bretagne avec 37.000 tonnes de fioul à bord.
- fin décembre 1999: poussées par la grande tempête du 26 décembre, les premières nappes atteignent la côte près de Lorient. Dominique Voynet, ministre de l'Environnement, déclare qu'il ne s'agit pas "de la catastrophe du siècle".
- juin-septembre 2000: pompage du fioul demeuré dans les épaves.
- février 2006: fin de l'instruction judiciaire. L'affaire est renvoyée pour jugement devant le tribunal correctionnel de Paris.
- février-juin 2007: procès devant le tribunal correctionnel de Paris.
- 23 mai 2007: Karun Mathar, capitaine de l'Erika, annonce porter plainte pour "exposition de la vie d'autrui à un danger".
- 16 janvier 2008: le tribunal correctionnel de Paris condamne l'affréteur Total à 375.000 euros d'amende pour "imprudence", de même que la société de classification Rina. L'armateur Giuseppe Savarese et le gestionnaire Antonio Pollara, reconnus coupables d'une "faute caractérisée", se voient infliger une amende de 75.000 euros. La notion de préjudice écologique est reconnue.
- 25 janvier 2008: Total fait appel.
- 25 mai 2009: malgré l'opposition initiale d'une majorité d'Etats, le Parlement européen vote un ensemble de lois imposant des inspections systématiques aux cargos les plus vétustes, des assurances obligatoires pour indemniser les victimes de catastrophes écologiques, et la lutte contre les pavillons de complaisance. Il s'agit du 3e ensemble de mesures renforçant la sécurité maritime depuis 1999.     
- octobre-novembre 2009: procès en appel de l'Erika devant la cour d'appel de Paris.
- 30 mars 2010: la cour d'appel de Paris confirme les amendes prononcées en première instance contre Total, Rina, Giuseppe Savarese et Antonio Pollara. Elle confirme aussi le préjudice écologique et l'élargit à de nouvelles parties civiles, portant les indemnisations à 200,6 millions d'euros. 
- 6 avril 2010: Total annonce faire appel du jugement.

Les chiffres clés :
- 77.000 oiseaux mazoutés recensés par la Ligue de protection des oiseaux (LPO). Parmi eux, 20.000 ont été soignés. Mais seuls 2.119 oiseaux ont pu être relâchés. Au total, 61 espèces ont été touchées. L'espèce la plus atteinte, le guillemot de treil, représente 82% des victimes. Les frais de soins sont estimés à 70 euros par oiseau.
- Plus de 5.000 personnes, civils et militaires, ont nettoyé le littoral français.
- 200.000 tonnes de déchets mazoutés ont été ramassées.
- 30.884 tonnes de fioul lourd étaient transportées au moment du naufrage.
Le navire, construit en 1975, a changé huit fois de nom et de propriétaire et trois fois de pavillon en 24 ans. Les 26 membres d`équipage ont tous été sauvés.

http://www.challenges.fr/entreprise/20100330.CHA8007/dates-et-chiffres-cles-autour-de-la-catastrophe-de-l-erika.html 

 La liste des condamnations dans le procès de l'Erika en appel

Créé le 30-03-2010 à 10h44 - Mis à jour à 11h11

Voici la liste des condamnations, prononcées mardi 30 mars 2010 par la cour d'appel de Paris, contre les quatre personnes, physiques ou morales, poursuivies pour le naufrage de l'Erika au large des côtes bretonnes en décembre 1999.

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Le groupe pétrolier Total et la société de classification Rina écopent des peines d'amende maximales pour "pollution" de 375.000 euros.  L'armateur Giuseppe Savarese et le gestionnaire Antonio Pollara se voient également infliger la sanction maximale pour des personnes physiques, à savoir une amende de 75.000 euros chacun.  Les quatre prévenus sont condamnés à verser solidairement 200,6 millions d'euros d'indemnités aux 80 parties civiles, auxquels s'ajoutent 3,2 millions d'euros pour les frais de procédure.

http://www.challenges.fr/entreprise/20100330.CHA8005/la-liste-des-condamnations-dans-le-proces-de-l-erika-en-appel.html


TOTAL  SA affirme que les compagnies d'énergie ne doit pas forer de brut dans les eaux arctiques, marquant la première fois, une prise de position inédite contre l'exploration pétrolière offshore dans la région. Christophe de Margerie, directeur général de Total, a déclaré au « Financial Times » que le risque d'un déversement de pétrole dans une telle zone écologiquement sensible était tout simplement trop élevé. "Ce serait une catastrophe", a t-il déclaré dans une interview. "Une fuite serait faire trop de dégâts à l'image de la société". La semaine dernière, SHELL a dû reporter à l'année prochaine ses essais de forages pétrolifères au large de la côte de l'Alaska après qu’une pièce d'équipement de sécurité ait été endommagé pendant le test. OR, il a passé 4,5 milliards de dollars et sept ans s'apprête à forer.  ExxonMobil, ENI d'Italie et le norvégien Statoil ont également signé des accords d'exploration pétrolière en Russie, dans les eaux de l'Arctique, tandis que d'autres ont obtenu des permis de forer au large du Groenland. M. de Margerie a souligné qu'il n'était pas opposé à l'exploration de l'Arctique…. en principe. Total détient un certain nombre d'entreprises de gaz naturel dans la région, y compris une participation dans le gisement de Shtokman dans la mer de Barents.

No-license-to-drill.jpgLe directeur général de TOTAL a déclaré que des fuites de gaz étaient plus faciles à traiter que les déversements de pétrole. Ses commentaires ont été accueillis favorablement par les groupes environnementaux qui s'opposent à la présence de Big Oil dans ce qu'ils considèrent comme un désert quasi-vierge. "Le reste de l'industrie pétrolière devraient tenir compte de son avertissement", a déclaré Ben Ayliffe, responsable de la campagne de Greenpeace dans l'Arctique. "Compte tenu des risques, les entreprises ne doivent pas toucher l'Arctique." SHELL a refusé de commenter. Il a dit dans le passé qu'il est bien préparé en cas de déversement, avec des équipes d'intervention sur le versant nord de l'Alaska et une flotte de navires spécialisés qui seront en place avant le début de forage.  Selon une étude réalisée en 2008 par le US Geological Survey, l'Arctique contient un peu plus d'un cinquième des réserves non découvertes du monde. La fonte de la calotte polaire a rendu la région plus accessible aux majors que jamais. Mais les défis de la région sont énormes, cependant, allant des icebergs de la taille des villes aux tempêtes, à l'obscurité et au froid féroce. De plus, il n’y a aussi pas de certitude de succès: l'explorateur britannique cotée en bourse Cairn Energy a passé 1 milliard de dollars à explorer au large du Groenland et n'a pas réussi à trouver des volumes commerciaux de pétrole. Nombre total de projets dans l'Arctique se sont concentrés en Russie. Avec sa participation dans Shtokman, TOTAL détient des participations dans un certain nombre de gisements à terre, tel du gaz naturel liquéfié dans l'extrême nord de la Russie connue sous le nom de Yamal LNG. Il exploite également un gisement sibérien appelé Kharyaga.  M. de Margerie a, par ailleurs,  déclaré que "Gazprom ne m'a jamais dit par écrit que le projet est terminé," at-il dit. "Mais les discussions ne sont pas ... aussi actif que je le voudrais. Pourtant,  les réserves sont toujours là. "

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http://www.ft.com/intl/cms/s/0/350be724-070a-11e2-92ef-00144feabdc0.html#axzz27YuZlZFP 


Le Japon se prépare à dix ans de pêche à la baleine

Tokyo ne compte pas renoncer à la pêche à la baleine. En infraction avec la législation droit de la Commission baleinière internationale (CBI) qui interdit la chasse commerciale du cétacé depuis 1986, le Japon répare actuellement son navire-usine baleinier afin de pouvoir mener des campagnes de pêche "dans les dix prochaines années au minimum" en Antarctique, a annoncé, mercredi 26 septembre, l'agence japonaise des pêches.

PECHE-A-LA-BALEINE.jpgLe Nisshin Maru, un vieux navire de 8 000 tonnes, nécessite une rénovation complète. "Il est impossible" que le Japon rate la saison (les expéditions commencent en général en novembre et se terminent au printemps suivant), a indiqué Tatsuya Nakaoku, le responsable des questions baleinières à l'agence. Officiellement, les activités nippones de pêche de baleine sont destinées à la "recherche scientifique", une pratique tolérée par la CBI. Le Monde.fr | 26.09.2012 à 18h58  http://www.lemonde.fr/japon/article/2012/09/26/le-japon-se-prepare-a-dix-ans-de-peche-a-la-baleine_1766192_1492975.html


AssembleeNationale-13-Hemicycle1ASSEMBLEE NATIONALE : Logement social : l'Assemblée adopte le projet de loi

Mercredi 26 septembre dans la soirée, l'Assemblée a adopté le projet de loi relatif à la mobilisation du foncier public en faveur du logement et au renforcement des obligations de production de logement social.
Ce texte propose notamment d'une part d'augmenter de 20 à 25% le seuil minimal de logements sociaux imposé aux communes et de majorer la sanction pour celles qui ne le respectent pas et d'autre part de permettre la cession gratuite du foncier de l'État et de ses établissements publics en faveur d'opérations de logement social.

Vendredi 28 septembre à 12h, Projet de loi de finances pour 2013 et programmation des finances publiques 2012-2017, audition des ministres

lundi 1er octobre à 16h et 21h30.Tarification progressive de la consommation d'énergie : l'Assemblée débat

http://www.assemblee-nationale.fr/agendas/odj.asp

SENAT / Projet de loi portant création des emplois d'avenir :
procédure accélérée engagée par le Gouvernement le 29 août 2012

Texte transmis à l'Assemblée nationale le 26 septembre 2012 


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