COUP DE GRISOU

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"Made in France" : Montebourg fait le coup du grisou

Le ministre du Redressement productif annonce un contrat de filière pour exploiter le gaz de houille, un gaz français plus connu sous le nom de "grisou".  montebourg-gaz-houille-grisouArnaud Montebourg le 1er février dernier. © Jeff Pachoud / AFP

Arnaud Montebourg a annoncé lundi la préparation d'un contrat de filière pour la chimie française destiné à défendre ses intérêts et ses emplois via notamment un approvisionnement énergétique sécurisé et compétitif, dont potentiellement le gaz de houille. Le recours au gaz de schiste étant exclu en France tant que les techniques d'extraction n'auront pas évolué, le ministre du Redressement productif a évoqué une nouvelle fois la possibilité d'utiliser ce gaz emprisonné dans le charbon."Il s'agit de voir comment on peut lutter contre le risque de délocalisation des entreprises vers des pays où le gaz est moins cher", a-t-il dit en lançant les travaux de préparation de ce contrat de filière associant grands groupes et PME de la chimie ainsi que les pouvoirs publics. "C'est le gaz made en France, le gaz en marinière en quelque sorte", a encore dit Arnaud Montebourg de ce gaz plus connu sous le nom de "grisou".

La chimie française, 400 000 emplois

Pour le ministre, son utilisation "permettrait d'assurer entre cinq et dix ans de consommation à la filière chimie". Il a également encouragé la recherche sur d'autres modes d'extraction du gaz de schiste, un sujet qui divise les socialistes et leurs alliés écologistes. Le contrat de filière, dont la signature est programmée pour juin, intégrera également un volet innovation pour le recyclage des plastiques. "Quatre-vingt-dix pour cent des sacs en plastique sont actuellement fabriqués à partir d'hydrocarbures, il faudrait arriver à 100 % de sacs recyclables réalisés à partir de la chimie végétale", a souhaité le ministre. "Les dix actions du contrat de la filière chimie visent à sécuriser l'industrie de la chimie française qui représente 400 000 emplois", a conclu Arnaud Montebourg, "il s'agit de pérenniser ces emplois, mais aussi d'en créer de nouveaux".Le Point.fr - Publié le 04/02/2013 à 15:30


Le gaz de houille "c'est un gaz made in France, un gaz en marinière" 

Pour permettre à l'industrie chimique d'avoir une énergie compétitive, Arnaud Montebourg a préconisé l'exploitation du gaz de houille. Contrairement au gaz de schistes, ce gaz emprisonné dans le charbon – connu sous le nom de grisou, peut s'extraire sans recourir à la fracturation hydraulique. Il pourrait assurer à la France "entre cinq et 10 ans de consommation" a expliqué le ministre du Redressement productif.

http://www.franceinfo.fr/economie/le-gaz-de-houille-c-est-un-gaz-made-in-france-un-gaz-en-mariniere-arnaud-mo-882733-2013-02-04 


Montebourg: le gaz de houille, "c'est le gaz made in France"  Le ministre du Redressement productif souhaite que la France exploite ses gaz de houille, afin de limiter les fuites des entreprises hors de France."C'est le gaz 'Made in France', le gaz en marinière en quelque sorte". A Lyon pour annoncer la préparation d'un contrat de filière pour la chimie française qui vise notamment à développer l'approvisionnement énergétique, Arnaud Montebourg a voulu défendre le gaz de houille. Car si le recours au gaz de schiste est exclu en France tant que les techniques d'extraction n'auront pas évolué, l'exploitation du gaz de houille ne nécessite pas de fracturation hydraulique, interdite par la loi du 13 juillet 2011. Egalement appelé "grisou", le gaz de houille est un hydrocarbure non conventionnel contenu dans les charbons. Le gaz de schiste est quant à lui contenu dans la roche argileuse. Très présent en Lorraine, ce gaz pourrait servir à la reconversion de cette région.

"Lutter contre le risque de délocalisation"

"Il s'agit de voir comment on peut lutter contre le risque de délocalisations des entreprises vers des pays où le gaz est moins cher", a-t-il dit en lançant les travaux de préparation de ce contrat de filière associant grands groupes et PME de la chimie ainsi que les pouvoirs publics. Pour le ministre, son utilisation "permettrait d'assurer entre cinq et dix ans de consommation à la filière chimie". Il a également encouragé la recherche sur d'autres modes d'extraction du gaz de schiste, un sujet qui divise les socialistes et leurs alliés écologistes. La semaine dernière, le parlement français a lancé les travaux d'un rapport sur les différentes méthodes d'extraction du gaz de schiste qui n'auraient par recours à la fracturation hydraulique.

Le recyclage plastique dans le viseur

Le contrat de filière, dont la signature est programmée pour juin, intègrera également un volet innovation pour le recyclage des plastiques. "Quatre-vingt dix pour cent des sacs plastique sont actuellement fabriqués à partir d'hydrocarbures, il faudrait arriver à 100% de sacs recyclables réalisés à partir de la chimie végétale", a souhaité le ministre. "Les dix actions du contrat de la filière chimie visent à sécuriser l'industrie de la chimie française qui représente 400.000 emplois", a conclu Arnaud Montebourg, "il s'agit de pérenniser ces emplois mais aussi d'en créer de nouveaux". latribune.fr | 04/02/2013, 15:38 - 340 mots


 Filière chimique: Montebourg plaide pour le développement du gaz de houille

LYON - Le ministre du redressement productif Arnaud Montebourg a plaidé lundi pour l'extraction et l'utilisation du gaz de houille, un gaz made in France, pour réduire la facture énergétique des industries chimiques, à l'occasion d'une réunion à Lyon du Comité stratégique de la filière chimie-matériaux.
montebourg filiere chimie 4 février 2013

Grand salon de la Préfecture du Rhône © A.Montebourg

Cette réunion était destinée à examiner le contrat de filière, qui vise à à consolider un secteur industriel qui emploie aujourd'hui quelque 400.000 salariés, fruit d'une élaboration entre les industriels, les partenaires sociaux, les parlementaires, les pôles de compétitivité et l'Etat. Ce document devrait être signé en juin, a indiqué M. Montebourg lors d'une conférence de presse. Parmi les 10 actions dont ce contrat préconise la mise en oeuvre figure l'approvisionnement à prix compétitifs en gaz et électricité des industries chimiques, grandes consommatrices d'énergie, afin d'éviter le risque de délocalisation vers des pays où le prix du gaz est très bas, a expliqué le ministre. Une des pistes retenues est l'extraction du gaz de houille, un gaz made in France, un gaz en marinière en quelque sorte, qui pourrait assurer à la France entre 5 et 10 ans de consommation, a déclaré M. Montebourg, soulignant que ce gaz, contrairement au gaz de schiste, peut s'extraire sans recourir à la fracturation hydraulique. La profession nous a demandé aussi d'avancer sur le gaz de schiste, a-t-il ajouté, rappelant que le gouvernement entendait poursuivre les études sur des techniques d'extraction alternatives à la fracturation hydraulique, plus respectueuses de l'environnement.
Selon M. Montebourg, l'écologie industrielle et l'amélioration du recyclage des plastiques sont un autre grand défi pour l'industrie chimique, qui doit devenir une chimie d'origine végétale et écologique au lieu d'une chimie d'hydrocarbures. Il a évoqué notamment l'objectif de remplacer les 90% de sacs plastiques à base d'hydrocarbure, aujourd'hui importés d'Asie, par 100% de sacs produits en France et recyclables. Enfin, le ministre du Redressement productif a mis en avant la cogénération industrielle, destinée à organiser la mutualisation de l'utilisation de l'énergie par les entreprises, comme moyen de défendre l'industrie chimique française, une vraie force au niveau mondial, a-t-il dit. Dans l'après-midi, M. Montebourg devait visiter deux sites chimiques à Miribel (Ain) et à Roussillon (Drôme).


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houille

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Dans la famille des gaz non conventionnels, il n'y a pas que le gaz de schiste. Moins controversé, le gaz de houille, contenu dans les veines du charbon, à l'origine des sinistres coups de grisou, pourrait être extrait dans le bassin houiller lorrain. Un projet d'une société britannique bien accueilli sur place. Jadis hantise des mineurs à l'origine des meurtriers coups de grisou, le gaz de houille présent en quantités colossales dans le sous-sol lorrain pourrait être une solution pour la reconversion économique de cette région marquée par la fermeture des mines. En 2004 fermait le dernier puits de charbon de la région à la Houve, près de Creutzwald en Moselle. Le bassin houiller pourrait aujourd'hui tenir sa revanche en développant une nouvelle activité : l'exploitation du gaz de houille contenu dans les veines de charbon.

Une société britannique lance des forages d'exploration
Une intention confirmée par le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg: la France va "exploiter le gaz de houille", a-t-il annoncé récemment sur France 2. "C'est un élément de compétitivité (...) sans atteinte à l'environnement", a-t-il fait valoir. European Gas Limited, entreprise enregistrée au Royaume-Uni, entame l'exploration du sous-sol lorrain et a lancé un plan d'investissement de 33 millions d'euros en deux ans pour financer ses forages dans la région.

Jusqu'à 20 de consommation française de gaz
Cinq puits devraient être creusés entre 2013 et 2014 en Lorraine pour l'exploration. EGL cherchera ensuite un partenaire pour l'exploitation du gaz de houille. La production pourrait permettre d'extraire du sous-sol l'équivalent de neuf ans de consommation française en gaz, estime EGL. Pour Antoine Le Solleuz, maître de conférences en géologie à l'Université de Lorraine, le sous-sol Lorrain pourrait même représenter l'équivalent de plus de 20 ans de consommation française de gaz.

Un impact controversé sur l'environnement
La Lorraine est la région la "plus riche de France" en gaz de houille, avance le scientifique. "Les quantités sont importantes, pour ne pas dire colossales" en Lorraine, abonde un géologue rattaché au ministère de l'Ecologie. Contrairement aux gaz de schistes, l'exploitation du gaz de houille ne nécessite pas de fracturation hydraulique, décriée pour ses conséquences néfastes sur l'environnement et interdite en France depuis juillet 2011. De fait, le charbon est déjà plus ou moins fracturé naturellement et il ne faut "surtout pas perturber le milieu, au risque d'endommager les veines de charbon où est stocké le grisou", explique l'expert du ministère de l'Ecologie, pour qui cette activité est "acceptable à 100%".

 "Un projet intéressant pour la région"
L'Association de défense de l'environnement et de lutte contre la pollution (Adelp) souligne néanmoins les "effets inéluctables sur l'environnement de surface" qu'auraient l'exploration et de l'exploitation du gaz de houille, note son président, Michel Kaspar. Des dégâts "irréversibles" pour le collectif "Stop gaz de schiste Lorraine". La direction régionale de l'environnement de l'aménagement et du logement (Dreal) reconnaît qu'il y aura un impact pour l'environnement, avec notamment l'installation de station en surface et de pompes. Mais la Dreal promet de traiter "de manière sérieuse les aspects de sécurité et d'environnement et fait valoir qu'on entre là dans une "nouvelle phase d'exploitation du sous-sol, un projet intéressant pour la région".

"Des anciens mineurs sont contents"
Cette reconversion représenterait "une forme de compensation" après la fermeture des mines, observe également Roger Cosquer, directeur départemental du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM). "On apporte beaucoup de solutions, et pas de problème", note Frédéric Briens, directeur général d'EGL, qui observe un "consensus" autour du projet en Lorraine notamment du fait de la longue tradition minière de la région. Prudent sur la question du gaz de houille, Sébastien Thisse, le maire de Freybouse où EGL a obtenu l'un de ses permis de forer, admet que ses administrés ne sont pas particulièrement inquiets. "Il y a des anciens mineurs, ils sont même contents", dit-il.

Des coûts d'extraction quatre fois plus élevés que le gaz naturel
Les experts rappellent néanmoins que d'autres se sont essayés, sans succès, à l'exploitation du gaz de houille il y a une vingtaine d'années. D'après eux, l'amélioration des techniques pourrait toutefois jouer en la faveur d'EGL. Pour Antoine Le Solleuz, l'extraction du gaz de houille est rentable grâce à la hausse des cours du gaz ces dernières années, même si elle coûte quatre fois plus cher que celle du gaz naturel.


http://www.lepoint.fr/economie/made-in-france-montebourg-fait-le-coup-du-grisou-04-02-2013-1623630_28.php

http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/energie-environnement/20130204trib000746787/montebourg-le-gaz-de-houille-c-est-le-gaz-made-in-france.html

http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/energie-environnement/20130128trib000745365/la-lorraine-se-prepare-a-extraire-du-gaz-de-houille-.html

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