Gaz de schiste : avantage Zéro !

Publié le par nongazdeschisteinfos

#OPESCT_5 juin 2013_17:00 :   Rapport d'étape sur les techniques alternatives à la fracturation hydraulique pour l'exploration et _l’exploitation du GAZ DE SCHISTE


Gaz de schiste : “l’histoire ne s’arrête pas à Gasland“

 John Francis Thrash, PDG de eCorpStim, promeut l’exploitation des gaz de schiste par stimulation de la roche au propane liquide, à la place de la controversée fracturation hydraulique. En France, il mène un intense travail de lobbying. Il a même été auditionné mi-avril par l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPCEST), chargé d’établir un rapport sur les solutions alternatives à la fracturation. John Thrash voit dans la stimulation au propane, une solution adaptée au respect de l’environnement car elle ne consomme ni eau, ni produit chimique et diminue les risques de sismicité.

gaslandUsine Nouvelle - Pourquoi êtes-vous si présent en France, alors que les gouvernements successifs s’opposent à l’exploitation des gaz de schiste ? 

John Francis Thrash - Nous pensons que la technologie de stimulation au propane, proposée par notre société, est à la fois plus élégante et plus efficace que la fracturation hydraulique. Elle a toute sa place dans des pays qui exploiteront du gaz de schiste à l’avenir comme la Pologne, le Royaume-Uni, la Bulgarie, l’Allemagne, la Chine, la Colombie et la France. La France possède un potentiel très important. En comptant la production nationale de gaz, mais aussi les gains qui seraient réalisés sur l’export de gaz et d’électricité, cela représenterait un marché global de plusieurs centaines de milliards d’euros dans les 10 ans à venir.

Comment le débat français va évoluer sur ce sujet ? 

Si j’avais vu "Gasland" (un film documentaire américain sur l'impact environnemental des gaz de schiste, ndlr) sans avoir mes connaissances en chimie et en géologie, j’aurais été très effrayé. Avoir eu peur n’est pas irrationnel, mais l’histoire ne s’arrête pas à Gasland ! En France, le débat est de plus en plus porté vers l’aspect scientifique. En la matière, la France a de puissantes ressources.

Ce pays possède les sociétés les plus compétentes au monde, à commencer par l’IFPEN (Institut Français du Pétrole-Energie Nouvelle), pour comprendre les réels enjeux. Je suis convaincu que le débat va évoluer rapidement. D’autant plus qu’au-delà des aspects techniques, les questions vont de plus en plus porter sur l’économie et l’emploi.

ecorpVous vantez les mérites de la stimulation au propane qui ne consomme ni eau, ni produits chimiques… Dans ce cas, pourquoi ne prend-elle pas le pas sur la fracturation hydraulique aux Etats-Unis ? 

A l’origine, aux Etats-Unis, l’eau était peu chère et le coût général du système était attractif. Par ailleurs, l’accès aux ressources hydriques n’y est pas vraiment problématique. Par la suite, d’importants progrès ont été faits sur le recyclage de l’eau et sur l’utilisation de produits biodégradables à la place des éléments chimiques. La recherche de solutions alternatives ne s’est pas imposée aux Etats-Unis, mais elle sera nécessaire ailleurs. Et ce gaz liquide sera adapté car il a des coûts très compétitifs, grâce à la réutilisation de 90 % du propane que nous injectons. Propos recueillis par Ludovic Dupin - Publié le 09 mai 2013


 Gaz de schiste, avantage zéro

 thomas porcher

Dans un court et stimulant essai paru le 2 mai, l’économiste Thomas Porcher démonte les arguments des lobbies favorables au gaz de schiste, une ressource dont François Hollande a clairement refusé l’exploitation. Pour Marianne, il revient sur les trois points clefs de sa démonstration.

On prétend que les Etats-Unis ont créé 600 000 emplois grâce au gaz de schiste. Info ou intox ?
C’est vrai. Mais au prix d’un forage incroyablement intensif. Entre 2005 et 2012, le nombre de puits est passé de 14 000 à plus de 500 000 dans le pays, soit un peu plus d’un emploi direct ou indirect par unité.  Pour atteindre le chiffre avancé par certains experts autoproclamés de 100 000 créations d’emplois en France d’ici à 2020, il faudrait creuser chez nous 90 000 puits ! La production de gaz, comme toutes les industries extractives, nécessite peu de main d’œuvre. Tellement peu, d’ailleurs, qu’on parle de « rente gazière ».
Ce nouveau mode d’exploitation pourrait-il faire baisser le tarif du gaz ?
Rien n’est moins sûr. Même si le gaz de schiste se révélait moins cher que le gaz importé en France, le prix facturé au consommateur s’alignerait toujours sur le niveau le plus élevé.  Parce que le tarif décidé par les pouvoirs publics prendrait forcément en compte les coûts de production (acheminement, stockage…) des gaz les plus chers. Sinon, il y aurait un risque de pénurie.
Mais à qui profiterait cette manne alors ?
Aux industriels surtout. L’Etat a beau être en France propriétaire du sous-sol, contrairement aux Etats-Unis, le code minier actuel ne lui garantit pas de grosses redevances. Jeudi 9 Mai 2013 à 05:00 | Arnaud Bouillin


Enjeux Croisés (vidéo). Nathalie Kosciusko-Morizet et Jean-Pierre Clamadieu débattent de la crise des élites, du rôle de la finance, de l’environnement, de Paris.... et des gaz de schiste.

NKM dans Enjeux Les Echos: sur les gaz de schiste, si on trouve comment les exploiter proprement, j'y suis favorable
Gaz de schiste en France : que faire  ?
L’entrepreneur prône la réouverture du dossier. Le remiser sur une étagère pendant 5 ou 10 ans, c’est une opportunité perdue qui aura un impact sur l’industrie. L’ex ministre de l’écologie, elle, trouve que ce dossier pâtit d’un code minier inadapté car vieux d’un siècle. A partir du moment où on importe un produit qui peut être produit proprement chez nous, il faut le faire, ajoute-t-elle.


Sables bitumineux «très polluants»: Joe Oliver menace de traîner l'Europe devant l'OMC_8 mai 2013  | Alexandre Shields | 

schites bitumineux

«Nous prendrons toutes les actions nécessaires et peut-être irons-nous devant l’OMC, a affirmé Joe Oliver au cours d’une conférence de presse tenue dans le cadre d’un voyage d’une semaine en Europe.  Le ministre conservateur des Ressources naturelles, Joe Oliver, a menacé mercredi de traîner l’Union européenne devant le tribunal de l’Organisation mondiale du commerce en raison de la volonté de l’Europe d’identifier le pétrole des sables bitumineux comme étant «très polluant».  «Nous prendrons toutes les actions nécessaires et peut-être irons-nous devant l’OMC», a-t-il affirmé au cours d’une conférence de presse tenue dans le cadre d’un voyage d’une semaine en Europe. Cette tournée est notamment destinée à promouvoir l’énergie fossile canadienne. «Nous défendrons nos intérêts avec vigueur.» L’Union européenne étudie en fait un projet de directive de qualité sur les carburants qui étiquetterait le pétrole des sables bitumineux comme étant plus polluant que les autres formes de brut. L’or noir canadien, défendu jour après jour par le gouvernement Harper, émet plus de gaz à effet de serre que le pétrole conventionnel. L’Europe lui attribuerait donc une valeur «carbone» plus significative. «Le Canada ne s’oppose pas à l’adoption de mesures concrètes qui réduisent vraiment les émissions de GES associées aux carburants, mais il s'oppose au traitement discriminatoire actuellement envisagé dans la [Directive de qualité sur les carburants], qui cible en particulier les carburants provenant des sables bitumineux du Canada sans aucune justification scientifique solide, a soutenu le ministre Oliver. Le Canada continue à réclamer en la matière une approche scientifique, qui traite tous les intéressés de manière égale et équitable.» «Le Canada est une source d’énergie sûre et stable», a par la suite dit le ministre par voie de communiqué.

Sables bitumineux Alberta

Mise en garde à Washington Le mois dernier, le ministre Oliver a fait le voyage jusqu’à Washington afin de mettre en garde le gouvernement américain contre un éventuel rejet du projet Keytstone XL, qui permettrait de transporter le pétrole des sables bitumineux à travers les États-Unis. «Les États-Unis vont devoir faire un choix: ils peuvent choisir le Canada, un ami, un voisin et un allié, pour s’approvisionner en pétrole, ou ils peuvent choisir d’importer ce pétrole de pays moins amicaux, moins stables, et avec des règles environnementales moins strictes, voire pas de règle du tout», a-t-il martelé lors d’une conférence devant le Centre pour les études stratégiques et internationales. Le ministre a aussi averti qu’un refus de ce projet cher au lobby de l’énergie fossile constituerait un dangereux précédent pour les relations entre Ottawa et Washington. «Sans aucun doute, d’autres oléoducs vont être construits aux États-Unis, que Keystone XL soit approuvé ou rejeté. Mais rejeter ce projet constituerait un sérieux revers dans la relation énergétique de longue date entre nos deux pays », a-t-il laissé tomber. Selon Joe Oliver, la multiplication des pipelines transportant de l’or noir permet d’accroître «l’indépendance énergétique de l’Amérique du Nord».
Le gouvernement Harper ne tarit pas d’éloges lorsque vient le temps de faire la promotion de l’exploitation des sables bitumineux. Il vient d’ailleurs de lancer un appel pour des projets de recherche dans lequel il présente cette source d’énergie fossile comme des «ressources renouvelables», a constaté Le Devoir. La production des sables bitumineux doit doubler au cours des prochaines années, d’où la nécessité de trouver de nouveaux marchés pour cet or noir. C’est d’ailleurs en partie pour cette raison qu’Enbridge entend inverser le flux dans son pipeline, qui part du sud de l’Ontario pour se rendre dans l’est de Montréal. Il sera alors possible de transporter du brut albertain jusqu’en sol québécois. TransCanada souhaite aussi convertir un gazoduc en oléoduc pour transporter du pétrole albertain jusqu’au Québec. Le gouvernement Marois s’est montré intéressé par les deux projets. 


Leonardo DiCaprio cherche à lever des millions pour l'environnement

L'acteur américain Leonardo DiCaprio sera la star, la semaine prochaine, d'enchères organisées à New York par Christie's qui compte récolter des millions pour la défense de l'environnement, une cause chère au coeur du comédien.

dicaprioLeonardo DiCaprio aux Golden Globes, le 13 janvier 2013. MCMULLAN CO/SIPAUSA/SIPA

Au total 33 oeuvres, souvent offertes par des artistes contemporains de renom, seront mises aux enchères le 13 mai, et les organisateurs de la vente, en partenariat avec la Fondation DiCaprio, espèrent récolter 15 millions de dollars. Ce serait un record pour des enchères destinées à financer la défense de l'environnement, a précisé à l'AFP Loic Gouzer, responsable de la vente pour Christie's. Leonardo DiCaprio sera présent pour la vente, dont les fonds serviront à financer des projets en faveur de l'environnement et de la préservation des espèces menacées.

Un portrait de l’acteur en vente : Parmi les oeuvres proposées pour ces «enchères de la 11e heure», figurent notamment une toile de Zeng Fanzhi, «Le tigre», venant de la collection du milliardaire François Pinault (estimé de 1,5 à 2,5 millions dollars), un autre tigre au fusain oeuvre de Robert Longo (150 à 200.000 dollars), une photographie de Richard Prince «Silhouette de cow-boy» (600.000 à 800.000 dollars) et une toile sans titre de Mark Grotjahn (1,5 à 2,5 millions). Un portrait de DiCaprio, peint en 2013 par Elizabeth Peyton est également mis aux enchères (estimé 400 à 600.000 dollars).

«Ma Fondation travaille sur la question de l'environnement depuis 1998, et malgré les magnifiques efforts de certaines organisations à travers le monde, notre planète est en danger (...) Moins de 2% des œuvres philanthropiques vont à des projets de protection de l'environnement et nous sommes reconnaissants à Christie's et aux artistes participants de nous offrir une telle occasion», a déclaré l'acteur dans un communiqué.

Cette vente intervient deux jours avant la sortie aux Etats-Unis du film Gatsby le Magnifique de Baz Luhrmann, où DiCaprio se glisse dans le costume, parfaitement coupé, de Jay Gatsby. Avec AFP


http://www.marianne.net/Gaz-de-schiste-avantage-zero_a228695.html

http://www.usinenouvelle.com/article/gaz-de-schiste-l-histoire-ne-s-arrete-pas-a-gasland.N196517?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+a-la-une+%28Usine+nouvelle+-+A+la+une%29#xtor=RSS-215

http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/industrie-lourde/interview/0202713522768-enjeux-croises-video-nathalie-kosciusko-morizet-et-jean-pierre-clamadieu-debattent-de-la-crise-des-elites-du-role-de-la-finance-de-l-environnement-de-paris-563273.php

http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/377684/sables-bitumineux-albertains-tres-polluant-joe-oliver-menace-de-trainer-l-europe-devant-l-omc

http://www.20minutes.fr/people/1152225-20130508-leonardo-dicaprio-cherche-a-lever-millions-environnement

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