GAZ DE SCHISTE POUR TOUS

Publié le par nongazdeschisteinfos

INTERVIEW E1 - Invité d'Europe 1 vendredi matin, Christian Bataille, député PS du Nord, et Jean-Claude Lenoir, sénateur UMP de l'Orne, ont insisté sur la pertinence économique de la recherche sur l'exploitation des gaz de schiste. "Il faut bien sûr respecter les précautions environnementales voulues par le Parlement. Mais il faut chercher des méthodes d'extraction plus respectueuses de l'environnement", explique Jean-Claude Lenoir. Un avis partagé par Christian Bataille, qui estime que "le débat environnemental ne doit pas être paralysant". Ce dernier estime également que ces hydrocarbures pourraient permettre de relancer la machine économique : "Du point de vue de la balance des paiements, nous avons 61 milliards d'euros de déficit, donc 88 % sont imputables aux importations d'énergie. Aux Etats-Unis, ces nouvelles technologies ont permis de créer un million d'emplois. Nous n'en espérons pas tant, mais quelques centaines de milliers d'emplois supplémentaires seraient tout à fait les bienvenus. La France est un vieux pays industriel, qui doit renouer avec ce passé." Publié le 1 février 2013 à 08h39 Mis à jour le 1 février 2013 à 08h46 


Christian Bataille relance le débat sur les gaz de schiste : « Interdire les recherches serait de l'obscurantisme »

christian-bataille-relance-le-debat-sur-498752.jpgPublié le 01/02/2013 - Mis à jour le 01/02/2013 à 03:43 - Par La Voix Du Nord


RAPPEL :

- Rapport d'étape au printemps, définitif cet automne.

- François Hollande (Conférence de presse du 13:11/12). "La recherche est possible sur d'autres techniques que la fracturation.. je ne peux pas l'interdire.."

DECLARATION de Chantal Jouanno : « Qu'ils soient conventionnels ou non, les hydrocarbures consumés émettent du CO2. »


Gaz de schiste : le débat sur les technologies est relancé

Des élus veulent un rapport sur les alternatives à la fracturaction hydraulique.

Les parlementaires refusent de fermer tout à fait les portes aux gaz de schiste en France. Alors que François Hollande a confirmé l'interdiction de la technologie de la fracturation hydraulique, qui permet d'extraire ces hydrocarbures emprisonnés dans la roche-mère, l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opecst) a annoncé le lancement d'une étude sur les techniques alternatives. Saisi en novembre par la commission des Affaires économiques du Sénat, l'office a conduit des travaux préliminaires sur le sujet, réalisés par le député (PS) Christian Bataille et le sénateur (UMP) Jean-Claude Lenoir, qui ont décidé de son lancement. Le rapport final est prévu pour l'automne. Pas sûr toutefois qu'il change la donne en France. Car il n'existe pas pour l'instant de réelle alternative à la fracturation hydraulique. Consistant à provoquer des microfissures dans la roche, en y injectant sous très forte pression de l'eau additionnée de sable et de produits chimiques, la fracturation hydraulique est controversée. Elle est accusée de provoquer des pollutions dans les nappes phréatiques, de nécessiter des quantités phénoménales d'eau, de défigurer les paysages. L'Opecst rappelle qu'il s'agit d'une technologie ancienne et que «  des voies d'amélioration existent, dans le sens d'une moindre consommation d'eau et d'une moindre utilisation de produits chimiques ». jean-claude-lenoir_2.jpgL'Opecst évoque aussi la stimulation au propane, une technologie testée outre-Atlantique par la société canadienne Gasfrac, jugeant qu'elle «  mérite examen ». Cette technique consiste à utiliser du propane à la place de l'eau ; contrairement à l'eau, il ne véhiculerait pas de substance nocives en remontant à la surface. L'injection de CO, d'hélium ou d'air comprimé est aussi à l'étude. Ainsi que la fracturation à l'aide d'arcs électriques. Mais ces technologies sont au stade expérimental. Selon les experts, aucune n'est susceptible d'être utilisée avant une dizaine d'années.

Le député écologiste Denis Baupin, Greenpeace et France Nature Environnement ont réagi hier, regrettant l'initiative de l'Opecst. Ecologistes et ONG souhaiteraient interdire les gaz de schistes, émetteurs de gaz à effet de serre. De leur côté, les industriels avancent des arguments économiques, rappelant les impacts positifs des gaz de schiste aux Etats-Unis, qui a permis de créer, 1,7 million d'emplois, selon le cabinet IHS. Par Anne Feitz | 01/02 | 07:00


À noter : La ministre de l'Energie, Delphine Batho, a prévu de communiquer le 6 février sur la réforme du Code minier.


La France ne renoncera pas facilement à exploiter ses importants gisements de gaz de schiste francois-hollande-lors-de-sa-conference-de 564b7da2c5d8e4e1

(Agence Ecofin) - Selon l’AFP, l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opecst) a donné le coup d'envoi à un rapport qui vise à évaluer les alternatives à la fracturation hydraulique. Cette résurgence du dossier français du gaz de schiste s’appuie sur une étude réalisée par deux députés, qui affirme que la fracturation hydraulique « est une technique ancienne qui évolue aujourd'hui rapidement sous l'effet de considérations environnementales de plus en plus partagées ». La fracturation au propane serait l’une des alternatives. D’autres techniques nouvelles restent également à évaluer.

  • Selon le dernier rapport de Global Information Inc., la France figure parmi les 10 régions au monde les plus prometteuses en matière d’hydrocarbures du fait de ses gisements de gaz schiste situés à l’Est du pays. vendredi, 01 février 2013 05:31

Gaz de schiste : le gouvernement se creuse toujours la tête

Un rapport chargé d'informer le Parlement sur les alternatives technologiques à la fracturation hydraulique devrait être publié à l'automne.

L'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opecst) a donné ce jeudi 31 janvier le coup d'envoi à un rapport qui vise à évaluer les alternatives à la fracturation hydraulique, rouvrant ainsi le dossier ultrasensible de l'exploitation du gaz de schiste. Cet organisme, qui regroupe des élus des deux chambres (Assemblée nationale et Sénat) et de tous bords, a approuvé à l'unanimité une étude de faisabilité rédigée par le député Christian Bataille (PS) et le sénateur Jean-Claude Lenoir (UMP), donnant ainsi le feu vert au lancement d'un tel rapport, qui devrait être publié cet automne, selon l'Office. Cette étude préalable souligne que la fracturation hydraulique, technique d'extraction du gaz de schiste interdite en France depuis juillet 2011, est "une technique ancienne qui évolue aujourd'hui rapidement sous l'effet de considérations environnementales de plus en plus partagées".

Un choix critiqué : En outre, une alternative, la fracturation au propane, est déjà opérationnelle et "mériterait un plus ample examen", tandis que "d'autres technologies sont envisagées en recherche et susceptibles d'aboutir à des applications d'ici une dizaine d'années", estime encore ce pré-rapport. L'Opecst, organisme paritaire composé de 18 députés et 18 sénateurs, est chargé "d'informer le Parlement des conséquences des choix de caractère scientifique et technologique afin d'éclairer ses décisions". Son choix de mettre à l'étude un tel rapport en décembre dernier avait été fortement critiquée par le député écologiste Denis Baupin.

Le gouvernement Ayrault a fermé la porte - pour le moment - à l'exploitation du gaz de schiste en réaffirmant l'interdiction de la fracturation hydraulique, seule technologie existante permettant de l'extraire du sous-sol, au nom des risques environnementaux. Pour autant, le président de la République, François Hollande, a récemment relevé que la recherche de techniques alternatives à la fracturation hydraulique continuait et qu'il "prendr[ait] ses responsabilités" si une nouvelle technique respectueuse de l'environnement apparaissait.

Créé le 31-01-2013 à 15h29 - Mis à jour à 16h16 Par Le Nouvel Observateur avec AFP


L'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opecst) a donné jeudi le coup d'envoi à un rapport qui vise à évaluer les alternatives à la fracturation hydraulique, rouvrant ainsi le dossier ultrasensible de l'exploitation du gaz de schiste. Cet organisme qui regroupe des élus des deux chambres (Assemblée nationale et Sénat) et de tous bords, a approuvé à l'unanimité une étude de faisabilité rédigée par le député Christian Bataille (PS) et le sénateur Jean-Claude Lenoir (UMP), donnant ainsi le feu vert au lancement d'un tel rapport, qui devrait être publié cet automne, a-t-on appris auprès de l'Office. Cette étude préalable souligne que la fracturation hydraulique, technique d'extraction du gaz de schiste interdite en France depuis juillet 2011, est "une technique ancienne qui évolue aujourd'hui rapidement sous l'effet de considérations environnementales de plus en plus partagées". En outre, une alternative, la fracturation au propane, est déjà opérationnelle et "mériterait un plus ample examen", tandis que "d'autres technologies sont envisagées en recherche et susceptibles d'aboutir à des applications d'ici une dizaine d'années", souligne encore ce pré-rapport.

Risques environnementaux

L'Opecst, organisme paritaire composé de 18 députés et 18 sénateurs, est chargé "d'informer le Parlement des conséquences des choix de caractère scientifique et technologique afin d'éclairer ses décisions". Sa décision de mettre à l'étude un tel rapport en décembre dernier avait été fortement critiquée par le député écologiste Denis Baupin. Le gouvernement Ayrault a fermé la porte pour le moment à l'exploitation du gaz de schiste en réaffirmant l'interdiction de la fracturation hydraulique, seule technologie existante permettant de l'extraire du sous-sol, au nom des risques environnementaux. Pour autant, le président de la République François Hollande a récemment relevé que la recherche de techniques alternatives à la fracturation hydraulique continuait et qu'il "prendr(ait) ses responsabilités" si une nouvelle technique respectueuse de l'environnement apparaissait. Click here to find out more!Le Point.fr - Publié le 31/01/2013 à 13:13


Le Parlement va se pencher sur les techniques alternatives d'extraction du gaz de schiste: L'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opecst) a donné jeudi le coup d'envoi à un rapport qui vise à évaluer les alternatives à la fracturation hydraulique, rouvrant ainsi le dossier ultrasensible de l'exploitation du gaz de schiste.

Cet organisme qui regroupe des élus des deux chambres (Assemblée nationale et Sénat) et de tous bords, a approuvé à l'unanimité une étude de faisabilité rédigée par le député Christian Bataille (PS) et le sénateur Jean-Claude Lenoir (UMP), donnant ainsi le feu vert au lancement d'un tel rapport, qui devrait être publié cet automne, a-t-on appris auprès de l'Office. Un rapport d'étape sera présenté au printemps prochain et que le rapport final sera présenté à l'automne 2013. Cette étude préalable souligne que la fracturation hydraulique, technique d'extraction du gaz de schiste interdite en France depuis juillet 2011, est "une technique ancienne qui évolue aujourd'hui rapidement sous l'effet de considérations environnementales de plus en plus partagées". En outre, selon ce document, une alternative, la fracturation au propane, est déjà opérationnelle et "mériterait un plus ample examen", tandis que "d'autres technologies sont envisagées en recherche et susceptibles d'aboutir à des applications d'ici une dizaine d'années".

"SOUS ADDICTION FOSSILE"

L'Opecst, organisme paritaire composé de 18 députés et 18 sénateurs, est chargé "d'informer le Parlement des conséquences des choix de caractère scientifique et technologique afin d'éclairer ses décisions". La mise à l'étude d'un tel rapport en décembre dernier avait été fortement critiquée par le député écologiste Denis Baupin. "Les écologistes ne sont pas opposés à la recherche. Mais donnons la priorité aux recherches qui favoriseront la transition énergétique, et non celles qui risquent de nous maintenir sous addiction fossile", a indiqué M. Baupin, jeudi, dans un communiqué regrettant le lancement de ce rapport.  Même son de cloche à l'ONG Greenpeace : "Quelle que soit la technique utilisée, il est aberrant de se lancer aujourd'hui dans l'exploitation d'une nouvelle ressource fossile", déplore dans un communiqué Anne Valette, chargée de campagne Climat pour Greenpeace France. "La réduction des émissions de gaz à effet de serre est bien le défi principal que le monde doit relever. Se lancer dans l'exploitation des gaz de schistes aujourd'hui revient à faire un bras d'honneur à tous les processus de lutte contre le dérèglement climatique dans laquelle la France est engagée."

Le gouvernement Ayrault a fermé la porte pour le moment à l'exploitation du gaz de schiste en réaffirmant l'interdiction de la fracturation hydraulique, seule technologie existante permettant de l'extraire du sous-sol, au nom des risques environnementaux. Pour autant, le président François Hollande a récemment relevé que la recherche de techniques alternatives à la fracturation hydraulique continuait et qu'il "prendr[ait] ses responsabilités" si une nouvelle technique respectueuse de l'environnement apparaissait.


Le pionnier du gaz de schiste américain quitte la scènechesapeake.jpgChesapeake , la star américaine des gaz de schiste, perd son patron, Aubrey McClendon. Sa gestion est mise en cause, de même que de possibles conflits d'intérêts.

 « On peut être le gars le plus intelligent de la pièce mais se trouver dans la mauvaise pièce », avait déclaré, dans une interview, en mars dernier, Aubrey McClendon. Sentence prémonitoire, car il semble bien avoir été, ces derniers mois, au mauvais endroit. Sous la pression d'actionnaires minoritaires mais remuants, le patron de Chesapeake va quitter la société qu'il a cofondée en 1989 et qui est devenue le deuxième plus gros producteur de gaz naturel des Etats-Unis. Aubrey McClendon a été l'un des principaux acteurs à l'origine du boom des gaz de schiste et de leur exploitation par des technologies de fracturation hydraulique. Utilisées à grande échelle, ces technologies consistent à injecter dans la roche mère de l'eau et divers agents chimiques - de plus en plus controversés - à très forte pression pour la fissurer et en extraire le gaz. Ces dernières années, Chesapeake s'est lancé dans un programme colossal d'acquisition de terrains recelant ces fameux gaz. Mais la rapide montée en puissance de la production de gaz de schiste a fini par faire chuter les prix, plaçant des acteurs comme Chesapeake dans une position délicate.

Une dette inquiétante

Avec un prix du gaz naturel divisé par six aux Etats-Unis depuis son pic de 2008, il est devenu difficile de faire face à une dette inquiétante. Celle-ci se montait fin septembre à 16,1 milliards de dollars. Qui plus est, Chesapeake accuse sur les trois premiers trimestres de 2012 une perte de 1,07 milliard de dollars. C'est dans ce contexte difficile que des doutes sont apparus sur la gouvernance de la société et les éventuels conflits d'intérêts auxquels Aubrey McClendon s'est exposé. Le patron du groupe a en effet pris une participation de 2,5 % dans chacun des puits opérés par Chesapeake, empruntant l'argent nécessaire auprès de sociétés liées (notamment plus d'un milliard de dollars à EIG Global Energy Partners) et s'enrichissant ainsi considérablement. Du coup, des actionnaires activistes comme Carl Icahn et Mason Hawkins, qui représente Southeastern Asset Management, ont demandé des modifications sensibles du mode de gouvernance de la société. Ils ont réussi à prendre le contrôle du conseil d'administration en juin. Aubrey McClendon avait déjà dû abandonner sa casquette de président, confiée à l'ancien président de ConocoPhillips, Archie Dunham. Il va donc maintenant quitter, aussi, ses fonctions de directeur général, tout en assurant l'intérim jusqu'à la nomination d'un remplaçant. Ce dernier devra poursuivre le programme de désinvestissement massif engagé pour faire face à l'endettement. Il devra aussi gérer le dossier des poursuites engagées à l'encontre de Chesapeake par le département de la Justice, qui soupçonne la société de s'être entendue avec son rival Encana pour faire baisser le prix des terres dans le Michigan. Le directeur général d'Encana a démissionné avec effet immédiat il y a deux semaines.

Après l'annonce du départ d'Aubrey McClendon, l'action Chesapeake s'est fortement appréciée dans les échanges électroniques post-clôture, mardi. Elle a perdu 43 % de sa valeur en 2012. Aubrey McClendon avait cofondé Chesapeake en 1989. - Photo AP/SIPA Karl de Meyer │Correspondant à new-York


Roumanie/gaz de schiste: Chevron autorisé à poursuivre l'exploration

BUCAREST - Le groupe américain Chevron, qui détient des concessions pour l'exploration du gaz de schiste en Roumanie, a obtenu trois certificats d'urbanisme dans l'est du pays et pourra poursuivre ses opérations malgré les controverses, a-t-on appris jeudi auprès des autorités locales. Nous avons délivré ces certificats parce qu'il fallait respecter la loi, a déclaré à l'AFP le président du conseil départemental de Vaslui (est), Dumitru Buzatu (PSD, majorité). Le groupe américain avait à plusieurs reprises sollicité ces documents et un refus aurait représenté un abus, a-t-il affirmé, précisant que Chevron doit encore obtenir des permis de construire avant de pouvoir entamer des forages d'exploration. Les gaz de schiste suscitent de vives controverses dans le monde, les défenseurs de l'environnement dénonçant une méthode d'extraction, la fracturation hydraulique, qui peut polluer les nappes phréatiques, fragiliser les sols, voire favoriser les tremblements de terre. La coalition de centre gauche qui dirige la Roumanie depuis mai avait vivement critiqué l'octroi de concessions pour l'exploration du gaz de schiste à plusieurs groupes pétroliers, dont Chevron, par le gouvernement de centre droit au pouvoir début 2012. Evoquant les risques pour l'environnement, l'exécutif du Premier ministre Victor Ponta avait instauré un moratoire sur cette source non conventionnelle d'énergie, qui a notamment affecté les opérations de Chevron. Mais, alors que ce moratoire a expiré en décembre, M. Ponta a récemment déclaré que la question du gaz de schiste doit être abordée de manière sérieuse, positive, avant de se dire favorable à l'exploration. Les gens doivent bien peser les avantages et les désavantages, a pour sa part souligné M. Buzatu, qui avait participé au printemps dernier à une grande manifestation contre Chevron, sommé de quitter la Roumanie et d'arrêter le massacre du pays. Pour l'instant il s'agit uniquement de savoir si de tels gaz existent en Roumanie, s'est-il défendu. Chevron, qui prévoyait le début des forages d'exploration au second semestre 2012, compte investir des dizaines de millions de dollars dans le développement et l'exploitation, si des gisements importants sont découverts. Un rapport de l'Agence américaine d'Information sur l'énergie estime que les ressources de la Roumanie, de la Bulgarie et de la Hongrie totaliseraient 538 milliards de mètres cubes de gaz de schiste.  (©AFP / 31 janvier 2013 13h37)


 Extinction nocturne : "Il ne faut pas 6 ans pour éteindre une enseigne !"

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Par la signature récente d'un nouvel arrêté relatif à l'éclairage nocturne des bâtiments non résidentiels, la ministre de l'Ecologie, du Développement durable et de l'Energie poursuit un double objectif : "limiter les nuisances lumineuses et la consommation d'énergie."

Ce texte instaure l'extinction :

  • des éclairages intérieurs de locaux à usage professionnel une heure après la fin d'occupation de ces locaux,
  • des éclairages des façades des bâtiments au plus tard à 1 heure,
  • des éclairages des vitrines de magasins de commerce ou d'exposition au plus tard à 1h ou une heure après la fin d'occupation de ces locaux si celle-ci intervient plus tardivement.

Des exceptions ou dérogations sont prévues : pour des raisons de sécurité dans certaines conditions, la veille des jours fériés chômés, pendant les illuminations de Noel, et dans les zones touristiques d'affluence exceptionnelle ou d'animation culturelle permanente.
Une circulaire complétera ces dispositions dont l'entrée en vigueur est prévue le 1er juillet 2013.
« Après avoir suivi le processus d'élaboration de ce texte depuis 10 mois, nous considérons que les orientations générales du texte vont dans le bon sens et constitueront l'une des contributions positives à l'objectif public 'prévention, limitation, suppression' des nuisances lumineuses inscrit dans la loi et aux objectifs de sobriété énergétique soulignés lors de la conférence environnementale et au lancement du débat national sur la transition énergétique », a indiqué Anne-Marie Ducroux, présidente de l'Association nationale pour la protection du ciel et de l'environnement nocturnes (ANPCEN).
« L'ANPCEN et FNE souhaitent qu'une évaluation objective de la mesure puisse être faite régulièrement et dès la première année de mise en application. En effet, les exclusions qui seront invoquées pour des raisons de sécurité ainsi que les dérogations certains jours ou pour certaines zones touristiques d'affluence exceptionnelle ou d'animation culturelle permanente seront à quantifier précisément pour pouvoir en faire le bilan » a précisé pour sa part Bruno Genty président de France Nature Environnement (FNE). Selon les deux associations, l'obligation de commençer à 1 heure du matin pour les façades de bâtiments non résidentiels et les vitrines reste raisonnable. Une extinction plus précoce des lumières pourra néanmoins être mise en oeuvre par les acteurs concernés, volontaires pour agir sur les nuisances lumineuses et les consommations d'énergie, dès la fin de leur activité.
Perception des Français
25% des Français attribuent les causes de l'augmentation de la lumière artificielle nocturne à un manque de réglementation. Près de 30% pensent qu'il y a place pour une loi ou une réglementation plus contraignante en faveur des nuisances lumineuses (sondage 2012 TNS Sofres-ANPCEN
) atteignant chez les ouvriers et professions intermédiaires 36 et 34 %. « Sur ces enjeux, nous constatons que les citoyens font place à une régulation publique » a indiqué Anne-Marie Ducroux En plein débat national sur la transition énergétique, dont la « sobriété » a été posée par le Gouvernement comme une des composantes essentielles, les Français sont 33 % à penser prioritaire de réduire la consommation d'électricité liée à l'éclairage la nuit. Avis partagé par 43 % des cadres et professions intellectuelles. Dans le contexte budgétaire actuel, les Français jugent prioritaire de réduire les dépenses publiques actuelles liées à l'éclairage artificiel la nuit. Et, pour agir envers les nuisances lumineuses, les Français disent accorder majoritairement leur confiance aux élus locaux (47 %) et aux associations environnementales (41 %).
Il ne faut pas 6 ans pour éteindre une enseigne !
Pour les enseignes lumineuses, leurs détenteurs ont 'hélas' obtenu moins d'un mois après la publication de ce décret, un allongement de la mise en conformité des installations existantes passant ainsi de 2 à 6 ans : « Une disposition que l'ANPCEN et FNE souhaitent voir reprise lors du futur projet de loi de programmation sur l'énergie ainsi que les discussions sur l'arrêté nuisances lumineuses non abouties depuis juin 2011. » En effet, pour la réglementation des nuisances lumineuses des installations d'éclairage extérieur, de mise en valeur du patrimoine, du cadre bâti et des parcs et jardins, et des parcs de stationnement non couverts ou semi couverts, un projet d'arrêté est en instance depuis juin 2011.
Pour la publicité extérieure, enseignes et pré enseignes, le décret n° 2012-118 du 30 janvier 2012 relatif à a instauré depuis le 1er juillet 2012 une obligation d'extinction : les publicités lumineuses doivent être éteintes la nuit, entre une heure et six heures du matin. Mais une exception a été instaurée pour les aéroports et les unités urbaines de plus de 800 000 habitants.


REFERENCES & LIENS :

http://www.europe1.fr/Economie/Gaz-de-schiste-ne-pas-etre-paralyses-1400123/

http://www.agenceecofin.com/hydrocarbures/0102-8727-la-france-ne-renoncera-pas-facilement-a-exploiter-ses-importants-gisements-de-gaz-de-schistes

http://www.enerzine.com/15/15232+extinction-nocturne---il-ne-faut-pas-6-ans-pour-eteindre-une-enseigne+.html

http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/energie-environnement/actu/0202538339986-gaz-de-schiste-le-debat-sur-les-technologies-est-relance-534219.php

http://tempsreel.nouvelobs.com/planete/20130131.OBS7401/le-gaz-de-schiste-revient-il-par-la-fenetre.html

http://www.lepoint.fr/economie/le-parlement-va-evaluer-les-alternatives-pour-extraire-le-gaz-de-schiste-31-01-2013-1622317_28.php

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/01/31/le-parlement-va-se-pencher-sur-les-techniques-alternatives-d-extraction-du-gaz-de-schiste_1825504_3244.htmlhttp://www.lavoixdunord.fr/france-monde/christian-bataille-relance-le-debat-sur-les-gaz-de-jna0b0n999897 

http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/energie-environnement/actu/0202535602027-le-pionnier-du-gaz-de-schiste-americain-quitte-la-scene-533891.php

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