Gaz de schiste_mirage économique.

Publié le par nongazdeschisteinfos

Le gaz de schiste en France ? Un mirage économique

 Le dossier écologique du gaz de schiste est désastreux. Mais l’intérêt économique de son exploitation en France est tout aussi médiocre.


Gaz de schiste. Laurence Parisot revient à la charge pour réclamer l’exploitation des potentiels gisements français, clef de la réindustrialisation du pays, prétend-elle.

Le mirage gazier du Medef : Comment réindustrialiser la France ? Laurence Parisot, présidente du Medef tient la solution : « Au-delà du pacte de compétitivité, que je salue, il y a une réponse très simple : explorons et exploitons dans notre pays les gaz de schiste (…) La réindustrialisation dans ces cas là pourrait intervenir très rapidement (…) Pour avoir la même chance que les entreprises américaines, nous devons traiter la question du gaz de schiste. »  Le Medef choisit de sortir du bois au moment où le groupe de travail du Débat national sur la transition énergétique chargé de comparer diverses trajectoires énergétiques à l’horizon 2050, s’accorde sur l’indispensable nécessité de faire décroître la consommation d’énergie des ménages, des entreprises et des services, pour espérer diviser par quatre les émissions de gaz à effet de serre en France, objectif inscrit dans la loi.

gaz_de_s_9_mai_2013_v_1-fa684.jpgAlors qu’aucun des arguments des défenseurs de l’environnement n’est à ce jour invalidé — ce qui justifie largement que l’on ne rouvre pas le dossier du gaz de schiste —, on entend curieusement fort peu porter la contradiction sur le terrain économique, tout aussi périlleux, n’en déplaise à Mme Parisot dont les affirmations ne reposent sur aucune analyse sérieuse.

Tout d’abord à supposer que la présence de gisements significatifs soit confirmée en France, les conditions d’exploitation diffèrent très sensiblement par rapport aux États-Unis. Ce pays dispose de grandes étendues sans usage, la propriété du sous-sol et du sol y sont confondues, l’industrie du forage est très développée, des réseaux de gazoducs existent, et la fiscalité, très incitative, permet d’amortir les forages en un an seulement !

En France, au contraire, la densité de population est quatre fois plus élevée, l’usage des sols fait l’objet d’une concurrence très forte, la législation régissant le sous-sol et l’environnement est beaucoup moins libérale, le réseau gazier est peu développé dans les zones intéressantes, l’industrie du forage n’est pas importante. Enfin la France a signé des engagements de réduction des émissions à l’horizon 2020.

Tout au plus les industriels du gaz de schiste peuvent-ils espérer atteindre, semble-t-il, des coûts d’extraction de l’ordre du double de ceux auxquels parvient l’industrie américaine et voisins des coûts actuels d’importation en Europe. Il faut d’autre part prendre conscience de la fragilité spécifique de l’économie de cette filière. En effet, alors qu’un forage traditionnel de gaz naturel débite à flux presque constant du gaz pendant 40 ou 50 ans, un puits de gaz de schiste fournit 50 à 60 % de sa production totale dès la première année, 20 % à 25% la suivante, et s’épuise pratiquement au bout de quelques années.

Pour assurer un minimum de pérennité à la production, il faut donc être en mesure de réaliser, année après année, un nombre important de forages pour compenser l’épuisement des premiers. C’est le principe de la bicyclette : tant que l’on pédale (ou fore), tout va bien, mais gare à la chute si l’on s’interrompt. Cette caractéristique est évidemment source d’instabilité potentielle importante. L’amortissement très rapide de l’investissement, favorable à l’industriel (et très exceptionnel dans le domaine de la production énergétique), se paye d’une totale imprévisibilité pour la collectivité nationale comme pour les clients potentiels de ce gaz. Aux États Unis, le nombre de forages gaziers est tombé brutalement de 1 600 en 2008 à 700 en 2009 quand le prix du gaz a chuté de 40 % sous l’influence de la crise. Et la production ne s’est maintenue que parce que le nombre de forages de pétrole de schiste, qui coproduisent un peu de gaz, a de son côté régulièrement augmenté.

Des ressources potentielles limitées : Enfin, même en cas de succès, il est peu probable, vu les ressources potentielles, que la production de gaz de schiste dépasse 10 % des besoins de l’Union en 2030. On voit mal alors en quoi cela influerait sensiblement sur le prix indicateur du gaz (naturel) en Europe, et même à en faire un instrument de négociation avec la Russie. Il est bien plus probable que la rente éventuellement dégagée tombe, comme partout ailleurs, dans l’escarcelle des compagnies gazières plutôt que dans celle des consommateurs. On a beau chercher, sur le terrain économique où elle veut nous entraîner, on ne voit vraiment pas ce qui peut rendre crédible l’opportunité de s’en remettre au gaz de schiste pour redresser rapidement l’industrie française, comme le prétend Mme Parisot.

Benjamin Dessus_jeudi 9 mai 2013_ http://www.reporterre.net/spip.php?article4223


N.B. J’ai achetÉ L’article sur politis : Gaz de schiste : le mirage gazier du Medef depuis le 2 mai. A ce jour, je n’y ai toujours pas accès.


Le gaz de schiste va amplifier le réchauffement climatique

Selon la lettre RT Flash, qui y consacre un dossier, la planète continue de se réchauffer en raison des émissions élevées de CO2. Un phénomène qui va prendre de l’ampleur avec l’exploitation du gaz de schiste, que l’on peut ensuite transformer en pétrole. La production mondiale de gaz de schiste, qui représente déjà plus de 15 % de la production gazière totale de la planète, représentera un tiers de cette production mondiale dans 20 ans, révèle cette newsletter scientifique.
coup_de_chaud_pour_la_planete.jpgRien qu’aux États-Unis, cette production a été décuplée, passant de 20 à 200 milliards de mètres cubes par an. Selon l’AIE (Agence Internationale de l’Energie), les États-Unis devraient d’ailleurs devenir un exportateur net de gaz à l’horizon 2025 et un exportateur net de pétrole à l’horizon 2030, devenant alors autosuffisant sur le plan énergétique !  L'une des conséquences majeures de ce phénomène est que les États-Unis substituent massivement ce gaz de schiste au charbon et au pétrole pour la production de leur électricité. En seulement cinq ans, la part du charbon dans la production électrique américaine a chuté de 48 à 37 % pendant que celle du gaz de schiste progressait de 21 à 31 %. En outre, cette montée en puissance du gaz de schiste au niveau américain et mondial entraîne un effondrement du prix moyen du charbon et une stabilisation du cours du pétrole.
A ce stade, c’est une bonne nouvelle pour l’automobiliste. D’autre part, cette technologie éloigne le spectre d'un épuisement rapide des réserves d'énergie fossile. Mais, ce type d’énergie a une autre conséquence très inquiétante pour la planète : elle rend sensiblement plus attractive l’utilisation massive des énergies fossiles pour les pays émergents et rend beaucoup moins incitatif et rentable, pour ces pays comme pour les pays développés, le passage aux énergies renouvelables non émettrices de gaz à effet de serre. Résultat : bien peu de responsables scientifiques et politiques pensent aujourd’hui qu'il est encore possible de limiter à 2°C le réchauffement climatique mondial à l’horizon.
Le 10/05/2013 par Autodeclics.com 


Climat: la concentration de CO2 dans l'air franchit un seuil symbolique

CLIMAT - Le plus célèbre instrument de mesure de la concentration de CO2 dans l'air a dépassé le seuil symbolique des 400 ppm selon l'Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA) vendredi, un niveau inégalé depuis des millions d'années et signe d'un réchauffement inquiétant. Les relevés, effectués au-dessus du volcan Mauna Loa de Hawaï (Pacifique), ont montré une concentration de 400,03 particules par million (ppm) jeudi 9 mai. Cette mesure de la qualité de l'air au-dessus de l'océan Pacifique est pour le moment considérée comme "préliminaire", selon la NOAA. Un instrument de mesure de l'Institut océanographique Scripps de San Diego (ouest) n'a d'ailleurs pas encore dépassé les 400 ppm, son dernier relevé jeudi affichant 399,73 ppm.

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"Nous sommes en train de créer un climat préhistorique" : Ces relevés sont l'une des plus fameuses pièces à charge contre le rôle de l'homme dans le réchauffement du globe. Depuis les premières mesures, établies à 316 ppm en 1958, la courbe croit sans discontinuité. Jusqu'à la révolution industrielle et le recours massif aux énergies fossiles, ce taux n'avait pas dépassé les 300 ppm durant au moins 800.000 ans, selon des prélèvements dans la glace polaire. "La dernière fois que la planète a connu une concentration de plus de 400 ppm de CO2, c'était il y a environ 3 millions d'années, quand la température globale était deux à trois degrés plus élevée qu'à l'ère pré-industrielle", a noté Bob Ward, directeur de la communication de l'Institut de recherche Grantham sur le changement climatique et l'environnement, à la London School of Economics and Political Science. "Les calottes polaires étaient plus petites et le niveau des mers était environ 20 mètres plus haut qu'aujourd'hui. Nous sommes en train de créer un climat préhistorique dans lequel notre société va devoir faire face à des risques énormes et potentiellement catastrophiques", a-t-il ajouté.

Objectif +2°C : L'objectif fixé par la communauté internationale est de contenir le réchauffement à +2°C par rapport aux niveaux pré-industriels, seuil au-delà duquel les scientifiques mettent en garde contre un emballement du système climatique avec son cortège d'évènements extrêmes. Or, 400 ppm de CO2 met déjà la planète sur la trajectoire d'une hausse moyenne de 2,4 degrés, selon le dernier rapport des experts de l'ONU sur le climat (Giec). "Nous ne pourrons réduire les niveaux de dioxyde de carbone qu'en réduisant nos émissions globales", a encore noté Bob Ward. Selon Michael Mann, spécialiste du climat à l'université de Penn State, le principal problème est la vitesse avec laquelle les concentrations de CO2 augmentent. "Il n'y a aucun précédent dans l'histoire de la Terre où on a assisté à une augmentation aussi abrupte dans les concentrations de gaz à effet de serre", a-t-il dit à l'AFP. "Il a fallu à la nature des centaines de millions d'années pour modifier les concentrations de CO2 à travers des processus naturels, comme l'enfouissement du carbone. Et nous nous le déterrons, mais pas sur 100 millions d'années. Nous le déterrons et le brûlons sur une échelle de 100 ans, un million de fois plus vite", a encore souligné M. Mann.


La France possède un trésor au fond du Pacifique

Notre pays a la chance d'être au centre du terrain de jeu du XXIème siècle que constitue l'océan Pacifique, plein d'incroyables richesses. Reste désormais, en cette période où le chômage s'envole, à les exploiter au maximum.

Aussi étrange que cela puisse paraître, la France est un Etat à part entière du Pacifique: 500.000 citoyens français vivent en Polynésie, en Nouvelle-Calédonie, à Wallis-et-Futuna et... dans l'ilôt de Clipperton. Il y a désormais plus de Français expatriés dans les états riverains de l'océan Pacifique, dont la Chine bien sûr, qu'en Afrique. Autour de cet océan de 17.500 km de large vit la moitié de la population mondiale. On y trouve les grandes puissances du XXIème siècle: Etats-Unis, Chine, Japon, Corée, Russie, Australie et l'Indonésie, premier pays musulman du monde. La présence américaine s'organise à partir d'Hawaii et surtout de Guam, plus proche des côtes chinoises; cinq sous-marins lance-engins y patrouillent de façon assidue.

1 millions de km carrés : Nous avons donc la chance d'être au centre du terrain de jeu du XXIème siècle que constitue l'océan Pacifique. Grâce à la Polynésie française, qui s'étend sur une surface égale à celle de l'Europe, la France se trouve avoir la deuxième Zone économique exclusive du monde: 11 millions de km carrés, juste après celle des Etats-Unis mais devant la ZEE australienne.

ilemoorea.jpgDans une ZEE, un Etat a «des droits souverains aux fins d'exploration et d'exploitation jusqu'à 200 miles de la ligne de côte». Il peut même y construire et utiliser des îles artificielles! La partie «polynésienne» en représente la moitié environ et notre ZEE pourrait être encore étendue si l'Onu acceptait de prendre en compte de nouvelles parties du plateau continental «découvertes» récemment (programme d'exploration «Extraplac»).

Vaste programme d'exploration: Dès 1999, le PDG d'Ifremer, Jean-Yves Perrot, a lancé de son propre chef un vaste programme d'exploration avec le concours du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) et de sociétés d'exploration pétrolières comme Technip. Et le navire d'Ifremer, L'Atalante, s'est mis à sillonner toute la zone à la recherche des trésors... Cela fait penser à Bougainville et à la Pérouse, il y a plus de deux siècles.

Jean-Yves Perrot est parti de la constatation que l'extraordinaire croissance de la Chine allait aboutir à un renchérissement sans précédent du prix de métaux de base comme le cuivre, le zinc ou le plomb, et à une terrible dépendance de la France concernant les métaux rares, comme le cobalt, le titane ou le platine. Selon lui, la croissance de la Chine explique la moitié de l'augmentation de la demande depuis l'an 2000: de 1900 à 1970, le prix du cuivre est resté autour de 1.000 dollars la tonne, mais depuis 2010, il a été multiplié par neuf! Le fonds des océans recèle des richesses incroyables: nodules polymétalliques, encroûtements de cobalt et de platine, terres rares, hydrocarbures etc. Mais les recherches d'Ifremer ont porté en priorité sur les gisements sous-marins de métaux de base pour lesquels il existe une forte tension, se manifestant par des hausse de prix inoüies: zinc, cuivre, manganèse, cobalt, nickel, plomb... les secteurs où la probabilité est forte de trouver des «métaux critiques à potentiel techniques élevés et pouvant connaître des risques d'approvisionnement importants»: iridium, germanium, cadmium, selenium, molybdène, platine, etc.

Prise de relais par le pouvoir politique

Un premier inventaire a été publié par Ifremer en 2011, et il est très encourageant: la France est encore dans le coup sur les plans scientifiques et techniques. Pour combien de temps? Si les Chinois continuent de racheter nos start-up compétentes, nous aurons très vite du mal à suivre. Le temps de la prise de relais par le pouvoir politique est évidemment venu mais jusqu'à présent, en dehors d'une petite communication en conseil des ministres en avril 2010 , il ne s'est rien passé. Combien d'emplois pourrait-on créer à partir d'une exploitation systématique, mais respectueuse de l'environnement, de tous ces fonds sous-marins? C'est la question que le gouvernement devrait se poser en regardant la courbe du chômage s'envoler. La réponse à la question est qu'il faut investir massivement, sans tarder, dans notre ZEE Pacifique, car l'accès aux ressources inventoriées requiert le développement de technologies aussi spécifiques que coûteuses. On peut aussi ne rien faire, et c'est le déclin industriel assuré. Michel Cotten

Cet article doit beaucoup aux exposés de l'Amiral Vichot, ancien commandant des forces maritimes françaises dans le Pacifique.


http://www.slate.fr/tribune/69413/france-ocean-pacifique

http://www.huffingtonpost.fr/2013/05/10/climat-concentration-co2-franchit-seuil-symbolique_n_3254548.html?utm_hp_ref=tw

http://www.mensup.fr/moteurs/automobile/a,68940,le-gaz-de-schiste-va-amplifier-le-rechauffement-climatique.html

http://www.mensup.fr/moteurs/automobile/a,68940,le-gaz-de-schiste-va-amplifier-le-rechauffement-climatique.html

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