La révolution du pétrole de schiste

Publié le par nongazdeschisteinfos

Jean-Vincent Placé invité de #DirectPolitique le 11 février à 18h

jeanvincentplace_hemicycle.jpgGaz de schiste, transition énergétique, relations PS-EELV... Jean-Vincent Placé, président du groupe écologiste au Sénat sera l'invité de #DirectPolitique Ouest-France.fr et sur Linternaute.com et le lundi 11 février à 18h. Posez-lui dès à présent vos questions.

A l'heure où le gaz de schiste refait surface avec le lancement d'une étude de faisabilité sur les techniques alternatives à la fracturation hydraulique pour l'exploitation des gaz de schiste, Jean-Vincent Placé, patrond es écolos au sénat, qui fait de cette question une «ligne rouge» sera l'invité de l'émision #DirectPolitique, organisé conjointement par Ouest-France et L'internaute.com. Mais M. Placé s'exprimera aussi sur la transition énergétique, sur les remous au sein du parti Europe Écologique les Verts, sur la politique du gouvernement ou encore l'intervention de la France au Mali.


 Le gaz de schiste, menace pour la Belgique

L’explosion de la production mondiale de gaz de schiste a déjà des répercussions chez nous. Et pourrait menacer notre compétitivité. Le gaz de schiste, menace pour la Belgique? On en parle dans le 11h02

Le gaz de schiste va-t-il empoisonner la compétitivité belge dans les années à venir ? L’exploitation de cette ressource a connu une explosion durant la dernière décennie aux Etats-Unis, bouleversant la carte énergétique de la planète. Alors qu’en 2009, les réserves gazières étaient évaluées à 60 ans de consommation, on les estime désormais quatre fois plus importantes grâce à l’évolution des technologies d’extraction des gaz, tant « conventionnels » que « non conventionnels ». Parmi ceux-ci figure principalement le gaz de schiste, dont l’émergence, couplée à l’érosion de la demande en gaz, a poussé les cours du gaz à la baisse. Cette diminution profite aux consommateurs belges, et principalement aux clients de « petits » fournisseurs, mais cet effet positif a également ses revers. L’afflux gazier a ainsi provoqué une chute des cours du charbon. Conséquence : les électriciens européens délaissent le gaz au profit du charbon pour faire tourner leurs centrales thermiques, ce qui est nettement plus polluant. Un mouvement amplifié par la dégringolade du prix de la tonne de CO2 en Europe, descendue voici trois semaines sous les 5 euros, contre 35 en 2008. Polluer ne coûte plus…

principaux-bassins-de-gaz-de-schiste.jpgA ces éléments s’ajoutent une architecture de marché européenne inadaptée à la nature des moyens de production, un soutien massif et mal géré des énergies renouvelables, une cacophonie politique quant aux moyens de production à privilégier… La faiblesse des prix gaziers américains ainsi que l’état du marché énergétique européen, menacent à terme la compétitivité européenne. Les réserves de gaz de schiste que le sous-sol belge recèle semblent trop faibles selon plusieurs experts pour justifier leur exploitation. Heureusement pour l’environnement, malheureusement pour l’économie.


L'Allemagne va interdire la fracturation hydraulique dans les zones riches en eau

Le ministère allemand de l'environnement compte présenter, d'ici à la fin février, un projet de loi au Bundestag sur la fracturation hydraulique, cette technique contestée employée pour extraire du gaz de schiste. Selon le ministère, ce projet, qui doit encore faire l'objet de quelques arbitrages, interdirait la fracturation hydraulique dans les régions riches en réserves d'eau potable et imposerait des limites sévères dans les autres.

LE MONDE | 08.02.2013 à 11h10 • Mis à jour le 08.02.2013 à 11h34Par Frédéric Lemaître - Berlin,


"Place à la révolution du pétrole de schiste"

Par Thierry Bros -Analyste Senior Marché Gazier Européen et GNL à la Société Générale, auteur du livre "After the US Shale Gas Revolution" aux Editions Technip. 

Cette révolution va-t-elle faire baisser les cours du pétrole  ?

Nous sommes dans un monde incertain et ce que l’on croyait vrai s’est révélé faux. Regardez la production de gaz aux Etats-Unis. Avec la chute des prix à 2 $ par million de Btu (British termal unit), les analystes disaient que la production allait baisser et cela ne s’est pas produit. Le nombre de puits forés s’est réduit, mais ces puits produisent de plus en plus, grâce aux progrès de la technologie. Quoiqu’en disent les pétroliers (par exemple Total), je pense que les producteurs ne perdent plus d’argent dans la production de gaz de schiste, grâce au pétrole de schiste. Les producteurs cherchent aujourd’hui à produire des champs de schiste où le pétrole est majoritaire. La révolution aujourd’hui aux Etats-Unis, ce n’est plus dans le gaz, mais dans le pétrole de schiste. D’après le département américain de l’énergie, la production de pétrole des Etats-Unis va s’accroître de 23 % au cours des deux prochaines années, c’est autant que la hausse de la production de gaz américaine sur les cinq dernières années. Je pense que les prix du gaz vont baisser en Europe aussi. Les acheteurs sont en train d’essayer de renégocier les prix à la baisse avec les états (Russie, Qatar, Algérie). Ils ont déjà obtenu une baisse de 10 % à 15 % en 2012, mais ce n’est pas suffisant. Comme ce sont des contrats sur trente ans, cela va prendre du temps, mais il y aura des changements dans les formules de calcul. Pour les cours du pétrole, nous sommes face à un marché qui s’est divisé (WTI et Brent), alors qu’avant il était global.

THIERRYBrosDe plus, si la différence de prix entre le WTI et le Brent s’est accentuée, ce n’est pas seulement à cause de problèmes d’infrastructures aux Etats-Unis. Si les productions de pétrole correspondaient aux estimations des experts, le problème d’évacuation aurait été anticipé. L’impact sur les prix sera progressif en Europe, car il faudra du temps pour prendre connaissance du sous-sol et il n’est pas dit que les techniques américaines conviennent chez nous ou ne soient pas trop coûteuses. La question des coûts de production est essentielle.

Ce bouleversement sera-t-il équivalent à la révolution Internet ?

Du point de vue économique d’abord, les conséquences sont importantes : si vous regardez la différence de prix payés pour leur consommation de gaz, entre les Etats-Unis et l’Europe, l’écart est de 130 milliards de dollars en 2012, soit environ 0,8 % du PIB de l’Europe. Cela peut faire la différence entre croissance et récession. Du côté géopolitique aussi, les bouleversements seront énormes. Déjà, les Etats-Unis ont tellement de gaz, qu’ils l’utilisent préférentiellement au charbon pour leurs centrales électriques. Ils exportent ainsi leur charbon, qui arrive en Europe à très bas prix et se retrouve donc en concurrence frontale avec le gaz russe, plus cher. A plus long terme, le gaz russe pourrait avoir du mal à trouver des débouchés en Asie quand le GNL américain sera disponible. La Chine, qui a d’importantes réserves gazières de schiste, doit apprendre à les monétiser. Les Russes pourraient réagir comme l’Arabie saoudite avec le pétrole, en réduisant leur production gazière.

La réflexion sur le sujet va-t-elle évoluer en Europe  ?

La connaissance du sous-sol a été un élément primordial dans la réflexion des parlementaires britanniques. En Europe, cette connaissance est encore très limitée. Les Britanniques ont accepté la recherche et l’exploration, ce qui va avoir pour conséquence de faire modifier les estimations des économistes dans leur calcul des prix futurs de l’énergie. Il peut y avoir une grande différence entre la ressource estimée et la réalité, ce qui peut remettre en question la rentabilité des projets. Un élément essentiel qui ne doit pas être oublié, ce sont les énergies renouvelables. Les politiques, pour faire accepter le gaz de schiste aux citoyens, qui aspirent à un monde plus vert, pourraient dédier une partie de sa manne financière à la recherche sur les énergies renouvelables.Sylvie Aubert, sur Investir.fr le 1.2.2013

 


Les parapétrolières en profitent davantage

 Ce qui compte pour les compagnies de services, ce sont les budgets consacrés par les compagnies pétrolières à l’exploration et à la production. Or, après des années de restriction, ces investissements sont repartis à la hausse (+ 13 % en 2012, selon IFP Energies nouvelles), et cette croissance va se poursuivre cette année. Toutes les sociétés parapétrolières participent de la révolution des hydrocarbures de schiste. Schlumberger au premier chef, puisqu’elle est le numéro un mondial du secteur et qu’elle se trouve sur place (société franco-américaine). Le fait que les pétroliers aient basculé vers des forages d’huile non conventionnelle, et non plus de gaz, n’a rien changé à l’activité de l’entreprise, nous a expliqué la direction de la communication.  Certes, cette bascule a provoqué une baisse de chiffre d’affaires au quatrième trimestre, mais l’activité, depuis, est redevenue normale. A plus long terme, la recherche pour améliorer les techniques de fracturation (par exemple, utiliser de l’air comprimé au lieu de l’eau) va se poursuivre, un domaine où Schlumberger excelle. 

De nombreux acteurs 

CGG aussi contribue à cette révolution (300 millions de dollars de facturations dans les services pour le gaz de schiste aux Etats-Unis l’an dernier). A l’avenir, la société va commercialiser ses capteurs, qui serviront à mesurer l’impact des ondes de fracturation sur le sous-sol, et va travailler en amont, pour permettre aux pétroliers de sélectionner les meilleurs emplacements pour forer. Technip, également, est de l’aventure, mais surtout dans ses activités d’ingénierie pour la pétrochimie, domaine qui vit une véritable renaissance aux Etats-Unis. L’acquisition récente de l’américain Stone & Webster, en mai dernier, l’a beaucoup renforcé dans ce secteur.Vallourec n’est pas à l’écart de cette manne, puisque le groupe a investi dans une nouvelle usine à Youngstown pour fabriquer des tubes OCTG de petit diamètre destinés à l’exploitation des hydrocarbures de schiste. Petit acteur à ne pas négliger, Dietswell détient un appareil de forage et sera bien sûr aux premières loges si la France donne un jour son feu vert à l’exploration.  Investir.fr, 6.2.2013


Matt Damon : "Dur de changer les convictions"

Dans "Promised Land", votre personnage est sympathique, mais vraiment pas "good guy". Jusqu'à ce qu'il bascule, comme si le bien était votre pente irrésistible. Le bien vous attire-t-il ?

Pas vraiment. Pour le meilleur et pour le pire, les cinéastes me voient comme l'homme de la rue, le "boy next door". Ce qui est intéressant, c'est que certains subvertissent cette image. Quand on a fait Le Talentueux Mr Ripley, Anthony Minghella était surexcité par le fait que tout le monde m'associait à ces personnages incroyablement positifs de Will Hunting, L'Idéaliste,Il faut sauver le soldat Ryan... C'était un peu la même chose avec Jason Bourne (La Mémoire dans la peau, La Mort dans la peau, etc.). Il a l'air d'un "good guy", jusqu'à ce qu'il découvre qui il est vraiment.

Etes-vous à l'origine de "Promised Land" ?

Non, c'est une idée de John Krasinski. Il avait développé un projet avec Dave Eggers, qui n'avait pas le temps d'écrire tout un scénario avec lui, et il m'a proposé qu'on le fasse ensemble.

Est-ce vous qui avez approché Gus Van Sant ?

Oui. Au départ, je devais le diriger.

Au sujet du gaz de schiste, aviez-vous la volonté de changer les consciences, ou pensez-vous qu'un film ne change rien ?

C'est dur de changer les convictions des gens. Certains films y arrivent, s'ils font un tabac auprès du public, qu'ils deviennent partie du "zeitgeist"... Mais s'il y a un message dans ce film, c'est simplement celui de faire attention à ce qui nous entoure et s'engager civiquement. Ce n'est pas "Le gaz de schiste, c'est bien" ou "Le gaz de schiste, c'est mal".

Y a-t-il un lien entre votre engagement dans ce film et celui que vous avez dans votre fondation Water.org ?

Pas vraiment. Water.org vise à apporter de l'eau propre aux gens qui n'en ont pas.

La question du financement du film par la société pétrolière Image Nation d'Abou Dhabi n'a peut-être pas aidé... N'est-ce pas problématique qu'une telle société finance un film sur le gaz de schiste ?

On n'était pas au courant, à vrai dire. La société Participant, avec laquelle j'ai l'habitude de travailler, a un accord avec eux. Image Nation finance, à l'aveugle, 10 % de leurs investissements. Quand j'ai découvert leur nom au générique, j'ai demandé ce que c'était que ce truc. La droite nous est tombée dessus, nous accusant d'avoir fait un film propagandiste, financé par le Moyen-Orient, qui ne veut pas que l'on devienne indépendants énergétiquement... J'adore travailler avec Participant, mais quand je pense aux maux de crâne que cette connerie nous a donnés, il aurait été plus malin de tout faire financer par Focus. C'est bête, c'est sûr.

 


EXCLUSIVITE : Josh Fosh, réalisateur de "Gasland" prépare un film sur les conditions de travail des ouvriers des compagnies pétrolières et gazières.


FACE A L’EMPRISE DE GAZPROM, l’EUROPE DE L’EST MISE SUR LE GAZ DE SCHISTE

 http://www.russie.net/afp/francais/topics/russie/130208133347.9p1z9gj0.php


 

AGENDAS

BERCY : Réunion ce matin avec Montebourg pour évoquer le projet #rexma mine d'or en Guyane à la frontière du parc national amazonien

http://proxy-pubminefi.diffusion.finances.gouv.fr/pub/document/18/14212.pdf

Delphine Batho : Mercredi 13 février

14h30 Examen de la proposition de loi visant à préparer la transition vers un système énergétique sobre et portant diverses dispositions sur la tarification de l’eau et sur les éoliennes – (Sénat)

Samedi 16 février : 09h30 Installation du premier comité citoyen du Débat National sur la Transition Énergétique (DNTE)


http://bourse.lesechos.fr/infos-conseils-boursiers/chat-interview-video/interview/place-a-la-revolution-du-petrole-de-schiste-846057.php

http://www.lesoir.be/187345/article/economie/2013-02-11/gaz-schiste-menace-pour-belgique

http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Jean-Vincent-Place-invite-de-DirectPolitique-le-11-fevrier-a-18h_39382-2161536_actu.Htm

LE MONDE | 09.02.2013 à 21h13 • Mis à jour le 10.02.2013 à 20h15

http://bourse.lesechos.fr/infos-conseils-boursiers/dossier/L-impact-du-gaz-de-schiste-sur-les-prix-de-l-energie-et-les-actions/les-parapetrolieres-en-profitent-davantage-847364.php

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